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Le goût de vivre d’André Comte-Sponville

23082010

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André Comte-Sponville est un philosophe de la génération de Mai 68 qui s’est distingué auprès du grand public au début des années 2000 avec des best-sellers qui ont remis la philosophie au goût du jour : Le petit traité des grandes vertus, Le bonheur désespérément, Le capitalisme est-il moral, etc…
Le goût de vivre et cent autres propos, est son dernier ouvrage qui s’inspire Des propos d’Alain.
Il y est question de sujets philosophiques mais également de thèmes qui traitent de l’actualité au jour le jour, comme s’il s’agissait des pages de son journal intime. Ainsi, il évoque autant l’existence de Dieu qu’il continue de nier, que l’éclipse du soleil en 1999 ou encore l’euthanasie, l’amour, Beethoven, etc…
On a donc autant d’occasions de découvrir ou de redécouvrir ce philosophe matérialiste, athée, humaniste, libéral, démocrate, et fervent lecteur de Spinoza!
Il appartient à la même génération de philosophes que Luc Ferry dont il est l’ami. Pourtant l’un a fait Mai 68 quand l’autre a condamné la pensée 68 dans un ouvrage co-écrit avec Alain Renaut.
Le goût de vivre et 100 autres propos est donc un recueil de 100 articles que le philosophe a publié dans la presse entre 1988 et 2010. Pour vous donner juste un avant-goût, voici quelques réflexions fortes qu’il développe dans cet ouvrage.

Je suis athée… Dieu merci! (Bunuel)

Dans une récente interview au magazine Le pèlerin, André Comte-Sponville se définit comme un fidèle athée. Car le mot fidèle fait référence au latin fides qui signife la foi. Il trouve dans son ouvrage Le goût de vivre trois bonnes raisons de ne pas croire en dieu. La première consiste à dire que le monde est plein d’horreurs, de catastrophes naturelles, de souffrances… Donc soit Dieu n’est pas bon, soit il n’est pas tout-puissant. Mais s’il manque de puissance ou de bonté, il est donc imparfait et ne peut plus être considéré comme un Dieu.
Il puise son deuxième argument dans un sentiment d’humilité qui consiste à dire qu’il se trouve lui-même trop imparfait en tant qu’être humain pour prétendre que Dieu existe et que ce serait ce Dieu qui l’aurait créé. Enfin, sa troisième raison de ne pas croire en Dieu, c’est que cette idée de Dieu est trop belle pour être vraie. La religion correspond à nos désirs les plus chers : ne pas mourir et être aimés. Or, c’est parce qu’elle est la plus désirable, que l’existence de Dieu doit être tenue pour suspecte puisqu’elle relève de l’illusion qui consiste à prendre nos désirs pour la réalité. Il conclut donc ce chapitre en disant : « Bref, j’ai trois raisons de ne pas croire en Dieu, et ce sont trois vertus : la compassion, l’humilité, la lucidité. » Mais s’il se définit comme un « fidèle athée », c’est peut être parce que l’athéisme est une croyance comme une autre. Etre athée, ce n’est pas savoir que Dieu n’existe pas, mais c’est croire qu’il n’existe pas. Le dogmatique croit qu’il sait, le sage, sait qu’il croit.

Doit-on avoir peur de la mort ?

C’est donc à la fois en tant que philosophe, homme et citoyen que André Comte-Sponville nous livre ses pensées. La Toussaint, lui inspire par exemple un chapitre sur la mort où il fait référence à Montaigne et surtout à Epicure qui estimait que la mort n’est rien pour nous : lorsque je suis, la mort n’est pas, et lorsque la mort est, je ne suis plus. Mais il rejoint Luc Ferry lorsqu’il conclut que « Philosopher c’est apprendre à vivre, non à mourir. » Pour Luc Ferry, la philosophie est une sériotologie, c’est-à-dire une doctrine du salut sans Dieu. Elle est apparue durant l’Antiquité pour apporter des réponses à nos angoisses existentielles et à notre peur de la mort. André Comte-Sponville estime qu’on ne peut pas vivre heureux sans accepter l’idée de la mort et sans l’apprivoiser. Il cite une nouvelle fois Montaigne qui écrivait dans ses Essais : « Tu ne meurs pas de ce que tu es malade; tu meurs de ce que tu es vivant. » Ce n’est pas la vie qui est le contraire de la mort, mais la naissance. » La mort, « c’est le seul examen, remarquait un vieil enseignant, que personne n’ait jamais raté! » A quoi bon apprendre à mourir, puisqu’on est certain d’y parvenir. Par contre, nous devrions apprendre davantage à vivre… La mort, comme disait Montaigne, c’est le bout, non le but de la vie. « Nul ne peut être libre, montrait Hegel, s’il n’est prêt à affronter la mort. Mais nul ne peut l’affronter, s’il ne sait pour quoi vivre. »

Qu’est-ce que la philosophie ?

La philosophie répond aux trois questions que se posait l’abbé Moreux : d’où venons-nous ? Qui sommes nous ? Où allons nous ? « Quelle différence faites-vous, me demande une lectrice, entre la philosophie et la sagesse ? La réponse est assez simple, que l’étymologie suggère : philosophia, en grec, c’est l’amour ou la quête de la sagesse. La philosophie est le chemin; la sagesse, son but. Mais quel chemin ? Et pour quel but ? »
Pour les anciens, la philosophie était une médecine : c’était la médecine de l’âme. Dans un chapitre consacré à la philosophie, André Comte-Sponville nous livre sa définition de la philosophie : « Philosopher, l’ai-je dit lors du débat, c’est penser sa vie et vivre sa pensée. » C’est ce qui le rapproche de Bergson dont la devise était : »Il faut agir en homme de pensée et penser en homme d’action. »
« La vérité, c’est que nous aurons toujours besoin de politique, pour transformer la société. Et de philosophie, pour nous transformer nous-mêmes. »

Qu’est-ce qui distingue la philosophie Française ?

L’exception culturelle si cher aux Français fonctionne également dans le domaine de la philosophie comme le démontre André Comte-Sponville au cours d’un chapitre intitulé « Philosopher à la française ».
Il commence par citer trois grands ouvrages qui sont les plus représentatifs selon lui de la pensée Française : il s’agit de trois chefs-d’oeuvres absolus et incontournables de la philosophie française. Il y a d’abord Les Essais de Montaigne, Les Méditations métaphysiques de Descartes et Les Pensées de Pascal.
Qu’est-ce qui caractérisent ces trois ouvrages ? André Comte-Sponville voit trois caractères communs à ces trois sommets de la philosophie Française.
Premièrement, ces trois philosophes s’expriment à la première personne. « C’est en parlant d’eux-même qu’ils parlent de tout et de tous. » Cette démarche philosophique s’inscrit dans le cadre du fameux précepte Socratique « Connais-toi toi-même et tu connaîtras l’univers et les Dieux ». La deuxième caractéristique c’est ce rapport intrinsèque à la littérature qui existe chez ces trois auteurs. Il y a en effet un style littéraire qui fait bien défaut à d’autres philosophes étrangers qui sont peut être de grands penseurs mais de piètres écrivains!
Enfin, le troisième dénominateur commun à ces trois oeuvres c’est qu’elles s’adressent au grand public en ayant la volonté d’être compris par le plus grand nombre. D’où la réflexion de Bergson : « Il n’y a pas d’idée philosophique, si profonde ou si subtile soit-elle, qui ne puisse et ne doive s’exprimer dans la langue de tout le monde. Les philosophes français n’écrivent pas pour un cercle restreint d’initiés; ils s’adressent à l’humanité en général. »
Chez ces trois philosophes, le jargon et le vocabulaire abscons que l’on trouve chez d’autres auteurs est absent. Nous avons pourtant affaire à trois penseurs différents : un dogmatique, un sceptique et un croyant.

L’amour et le bonheur existent-t-ils ?

Dans le chapitre intitulé Le bonheur de désirer, il s’interroge sur le bonheur ? Etre heureux, c’est jouir et se réjouir. Il reprend les grands axes de la réflexion qu’il avait développés dans Le bonheur désespérément. Le désir, c’est ce qui nous fait défaut. Comme disait Platon, « Ce qu’on n’a pas, ce qu’on n’est pas, ce dont on manque, voilà les objets du désir et de l’amour. » Si le désir est un manque, alors le bonheur, c’est à dire sa satisfaction, est forcément manqué. « Tantôt, donc, nous désirons ce que nous n’avons pas, et nous souffrons de ce manque; tantôt nous avons ce que dès lors nous ne désirons plus, et nous nous ennuyons. C’est où l’on passe de Platon à Schopenhauer. » Schopenhauer résumait bien cette idée : « Ainsi toute notre vie oscille, comme un pendule, de droite à gauche, de la souffrance à l’ennui. » L’homme en quête du bonheur a donc une alternative : « Il faut désirer ce qui manque, et souffrir. Ou bien désirer ce qui est, et se réjouir. Cette souffrance est amour. Cette joie est amour. Mais ce sont deux amours différents : l’amour selon Platon (la passion, le manque : eros), l’amour selon Spinoza (l’action, la joie : philia).
C’est dans un chapitre consacré à l’amour qu’il énonce ses trois définitions de l’amour. Contrairement à La Rochefoucauld qui suggérait que l’amour n’existe que pour autant qu’on en parle, Comte-Sponville a trois conceptions différentes de l’amour.
Il y a d’abord l’amour selon Aristote : aimer c’est pouvoir jouir et se réjouir de quelqu’un ou de quelque chose. Et puis il y a la conception Platonicienne de l’amour : l’amour s’exprime dans la souffrance que nous procure le manque et le désir de quelqu’un ou de quelque chose. C’est en cela que Aragon disait : « Il n’y a pas d’amour heureux. » Ces deux définitions de l’amour correspondent à deux amours différents que les Grecs désignaient par deux noms distincts : philia, pour la joie d’aimer, et éros, pour le manque. L’amour-action d’un côté, celui qu’on fait et qu’on construit, et l’amour-passion, celui qui nous fait ou nous défait et nous détruit. Pour bien différencier ces deux types d’amour, il prend l’exemple d’une mère qui donne son sein à son petit. Cette image nous suggère l’amour du petit qui prend ce sein goulument dans sa bouche pour le téter. Et l’amour de la mère qui donne son sein à son petit pour le nourrir. L’amour qui prend, c’est eros, le désir. L’amour qui donne, c’est philia, l’amour maternel. Entre éros et philia, il y a la même différence qu’entre les verbes donner et recevoir. Avant d’être une mère, elle a été un enfant, et elle a également reçu le sein d’une autre femme. Mais maintenant, son amour se transforme en don de soi… Eros devient philia. Comte-Sponville évoque enfin un troisième type d’amour : « Donner sans prendre ? Se réjouir sans vouloir posséder ni garder ? Ce serait philia libérée d’éros, l’amour libéré du moi, la joie libérée du manque, et c’est ce que les premiers chrétiens – quand il fallut traduire en grec le message du Christ – ont appelé Agapè, qui est l’amour de charité. [...] C’est l’amour du prochain, celui qui est là, quel qu’il soit et quoi qu’il fasse. C’est l’amour libéré de l’ego… »
Dans un autre chapitre consacré à la jalousie, on retrouve l’auteur Du petit traité des grandes vertus. Il s’applique à bien différencier la jalousie de l’envie. L’envie porte sur ce qu’on n’a pas alors que la jalousie porte sur ce qu’on a. L’envie exprime un manque quand la jalousie signifie la peur de perdre. La jalousie est positive dans le sens où elle traduit un attachement à ce qu’on a. Et il conclut ce chapitre en écrivant : « Saint Thomas distinguait l’amour de bienveillance (qui aime l’autre pour son bien à lui) de l’amour de concupiscence, qui n’aime l’autre, disait-il, que pour son bien à soi. La jalousie relève évidemment du second, et c’est ce qui interdit d’en faire une vertu. »
« Qu’il faille s’aimer soi-même, c’est une évidence. Comment pourrions-nous autrement être heureux ? Et pourquoi nous demanderait-on, relisez les Evangiles, d’aimer notre prochain « comme nous-mêmes » ?
C’est ce qui m’a longtemps rendue inacceptable la fameuse formule de Pascal selon laquelle « le moi est haïssable ». Si c’est vrai, me disais-je, un chrétien cohérent devrait donc haïr son prochain : voilà qui me semble bien peu évangélique! »
Pour André Comte-Sponville, Pascal ne stigmatise pas le moi de l’individu, mais son moi égoïste que l’on pourrait nommer par le narcissisme ou l’amour-propre. L’amour-propre, ce n’est pas le fait de s’aimer soi, mais le fait de n’aimer que soi. Comme dirait Pierre Dac, l’amour-propre ne le reste jamais très longtemps! Et il n’y a rien de plus sale que l’amour propre!

La vie a-t-elle un sens ?

Certains de ses propos portent la marque de l’impuissance : « Que peut votre amour contre les chauffards ? Contre les virus ? Et quel vaccin contre le malheur ?  » Faire des enfants, me disait mon père, c’est donner des otages au destin. » On m’a assuré que la formule était de Victor Hugo. »
La vie est une maladie héréditaire, sexuellement transmissible, incurable et mortelle.
Le goût de vivre pose la question de savoir si la vie a un sens ? Mais que faut-il entendre par le mot « sens » ? Car il recouvre trois définitions différentes. Le sens fait d’abord référence à nos cinq sens qui sont autant de fenêtres ouvertes sur le monde. Le sens évoque également une direction comme dans l’expression « un sens unique ». Quelle est donc la direction ou l’orientation qu’il faut donner à notre vie ? Enfin, le mot sens nous fait penser à la signification de quelque chose. Ainsi, lorsque le doigt montre la lune, l’imbécile regarde le doigt car le sens ou la signification de ce doigt lui échappe… Lorsqu’on parle du sens de la vie, on joue également sur cette confusion avec ces trois définitions du mot. Mais si le sens de la vie reste pour beaucoup une énigme, André Comte-Sponville lui a trouvé une réponse dans Le goût de vivre. Donner un sens à sa vie c’est aussi donner de la vie à ses sens!

L’éternité, c’est long… Surtout vers la fin! (Kafka)

Dans un autre chapitre dont le titre est Recommencer ?, il s’interroge sur le temps et l’espace :
« Le temps, disait Lagneau, est la marque de mon impuissance; l’espace, de ma puissance. » Il conclut ce chapitre : « L’espace nous porte, le temps nous emporte, et l’action se reconnait à cette articulation efficace des deux : agir, c’est toujours mettre notre puissance au service de notre impuissance, et choisir l’avenir, autant que nous pouvons, en modifiant le présent. »
La question du temps pose un problème difficile au philosophe… Qu’est-ce que le temps ? Spencer répondrait que le temps, c’est ce que les hommes essaient de tuer mais qui finit toujours par les tuer. Pour le philosophe, le temps, c’est la succession du passé, du présent et du futur. Or le passé n’est plus, le futur n’est pas encore, et le présent ne dure pas… Car s’il durait, le présent ne serait plus du temps, mais de l’éternité. D’où le paradoxe qu’énonce Saint Augustin : « Si bien que ce qui nous autorise à affirmer que le temps est, c’est qu’il tend à n’être plus. » Et d’où la conclusion de Comte-Sponville : « Le temps ne serait qu’un anéantissement (le présent) entre deux néants (le passé et l’avenir). C’est pour ça qu’on parle de la fuite du temps : cette fuite, qui le rend insaisissable, serait le temps même. »
Mais, si Comte-Sponville, énonce cette hypothèse c’est pour mieux la réfuter. Car il n’est pas d’accord avec Saint Augustin lorsqu’il écrit : « Le présent ne peut être qu’en cessant d’être. » En fait, depuis qu’on est venu au monde, le présent n’a jamais cessé d’être. Même lorsqu’on mourra, le présent ne cessera d’être, contrairement à nous… D’où le distique génial de Ronsard :
« Le temps s’en va, le temps s’en va, Madame…
Las! Le temps non, mais nous nous en allons! »
André Comte-Sponville en vient logiquement à la conclusion :
« Un souvenir qui n’est plus présent, ce n’est pas un souvenir : c’est un oubli. Un espoir qui n’est plus présent, ce n’est pas un espoir : c’est une déception ou un bonheur. Ils ne sont pas encore ? Ce ne sont que des possibilités d’espoir ou de souvenir. Seul le présent existe; tout ce qui existe est présent. »
Mais si le présent restait toujours présent, objecterait Saint Augustin, il ne serait pas du temps, il serait l’éternité. C’est opposer ce qui ne doit pas l’être selon Comte-Sponville, car l’éternité, c’est un présent qui est toujours présent. L’éternité c’est le présent même.
« Etre, c’est être maintenant. C’est ce que Christian Bobin appelle joliment « le huitième jour de la semaine ».
« Le huitième jour de la semaine, c’est aujourd’hui : non pas un jour de plus, mais l’éternité de chaque. »

Qu’est-ce que la liberté ? Est-on libre de vouloir ce qu’on veut ?

Si la volonté est libre par définition (je veux ce que je veux), tout le paradoxe est de savoir si on est libre de vouloir ce qu’on veut ? Car si l’on ne peut pas vouloir ce qu’on ne veut pas, et on ne peut vouloir que ce qu’on veut, comment serait-on libre totalement puisque par définition on ne peut pas vouloir autre chose que ce qu’on veut… Donc on n’a pas vraiment le choix… D’où la formule lumineuse de Sartre : « Etre libre, ce n’est pas pouvoir faire ce que l’on veut, mais c’est vouloir ce que l’on peut. »
Pour Sartre et Descartes, une volonté n’est vraiment libre que si elle a un pouvoir indéterminé de choix et qu’elle peut vouloir autre chose que ce qu’elle veut. C’est ce qu’on appelle le libre-arbitre. D’où d’ailleurs le sujet de philosophie au bac d’Arielle Dombasles dont ne parle pas André Comte-Sponville dans son livre : « Peut-on vouloir ce qu’on ne veut pas ? »

Faut-il être optimiste ou pessimiste ?

Dans un autre texte, il s’intéresse à nos humeurs, car l’optimisme et le pessimisme, ne sont qu’affaire d’humeurs! Il commence par raconter une histoire qu’il me semble avoir déjà entendu dans un film Yougoslave No man’s land de Danis Tanovic :
« Un pessimiste rencontre un optimiste. « Tout va mal, se lamente le pessimiste, ça ne pourrait pas être pire! » Et l’optimiste de répondre : « Mais si, mais si… » Lequel est le plus inquiétant des deux ? »
Plus loin il relate une autre histoire drôle sur le même sujet :
« Cela me fait penser à cette devinette, qui nous vient d’Europe centrale :
« Sais-tu quelle différence il y a entre un optimiste et un pessimiste ?
- ?…
- Le pessimiste est un optimiste bien informé. »
Difficile de ne pas rappeler la belle formule d’Alain : « Le pessimisme est d’humeur et l’optimisme de volonté. » Ou encore Gramsci, qui a trouvé la formule la plus juste : « Pessimisme de l’intelligence, optimisme de la volonté. »

Le goût de vivre est un livre qui nous donne un avant-goût de la sagesse!







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