Le goût de vivre d’André Comte-Sponville

23082010

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André Comte-Sponville est un philosophe de la génération de Mai 68 qui s’est distingué auprès du grand public au début des années 2000 avec des best-sellers qui ont remis la philosophie au goût du jour : Le petit traité des grandes vertus, Le bonheur désespérément, Le capitalisme est-il moral, etc…
Le goût de vivre et cent autres propos, est son dernier ouvrage qui s’inspire Des propos d’Alain.
Il y est question de sujets philosophiques mais également de thèmes qui traitent de l’actualité au jour le jour, comme s’il s’agissait des pages de son journal intime. Ainsi, il évoque autant l’existence de Dieu qu’il continue de nier, que l’éclipse du soleil en 1999 ou encore l’euthanasie, l’amour, Beethoven, etc…
On a donc autant d’occasions de découvrir ou de redécouvrir ce philosophe matérialiste, athée, humaniste, libéral, démocrate, et fervent lecteur de Spinoza!
Il appartient à la même génération de philosophes que Luc Ferry dont il est l’ami. Pourtant l’un a fait Mai 68 quand l’autre a condamné la pensée 68 dans un ouvrage co-écrit avec Alain Renaut.
Le goût de vivre et 100 autres propos est donc un recueil de 100 articles que le philosophe a publié dans la presse entre 1988 et 2010. Pour vous donner juste un avant-goût, voici quelques réflexions fortes qu’il développe dans cet ouvrage.

Je suis athée… Dieu merci! (Bunuel)

Dans une récente interview au magazine Le pèlerin, André Comte-Sponville se définit comme un fidèle athée. Car le mot fidèle fait référence au latin fides qui signife la foi. Il trouve dans son ouvrage Le goût de vivre trois bonnes raisons de ne pas croire en dieu. La première consiste à dire que le monde est plein d’horreurs, de catastrophes naturelles, de souffrances… Donc soit Dieu n’est pas bon, soit il n’est pas tout-puissant. Mais s’il manque de puissance ou de bonté, il est donc imparfait et ne peut plus être considéré comme un Dieu.
Il puise son deuxième argument dans un sentiment d’humilité qui consiste à dire qu’il se trouve lui-même trop imparfait en tant qu’être humain pour prétendre que Dieu existe et que ce serait ce Dieu qui l’aurait créé. Enfin, sa troisième raison de ne pas croire en Dieu, c’est que cette idée de Dieu est trop belle pour être vraie. La religion correspond à nos désirs les plus chers : ne pas mourir et être aimés. Or, c’est parce qu’elle est la plus désirable, que l’existence de Dieu doit être tenue pour suspecte puisqu’elle relève de l’illusion qui consiste à prendre nos désirs pour la réalité. Il conclut donc ce chapitre en disant : « Bref, j’ai trois raisons de ne pas croire en Dieu, et ce sont trois vertus : la compassion, l’humilité, la lucidité. » Mais s’il se définit comme un « fidèle athée », c’est peut être parce que l’athéisme est une croyance comme une autre. Etre athée, ce n’est pas savoir que Dieu n’existe pas, mais c’est croire qu’il n’existe pas. Le dogmatique croit qu’il sait, le sage, sait qu’il croit.

Doit-on avoir peur de la mort ?

C’est donc à la fois en tant que philosophe, homme et citoyen que André Comte-Sponville nous livre ses pensées. La Toussaint, lui inspire par exemple un chapitre sur la mort où il fait référence à Montaigne et surtout à Epicure qui estimait que la mort n’est rien pour nous : lorsque je suis, la mort n’est pas, et lorsque la mort est, je ne suis plus. Mais il rejoint Luc Ferry lorsqu’il conclut que « Philosopher c’est apprendre à vivre, non à mourir. » Pour Luc Ferry, la philosophie est une sériotologie, c’est-à-dire une doctrine du salut sans Dieu. Elle est apparue durant l’Antiquité pour apporter des réponses à nos angoisses existentielles et à notre peur de la mort. André Comte-Sponville estime qu’on ne peut pas vivre heureux sans accepter l’idée de la mort et sans l’apprivoiser. Il cite une nouvelle fois Montaigne qui écrivait dans ses Essais : « Tu ne meurs pas de ce que tu es malade; tu meurs de ce que tu es vivant. » Ce n’est pas la vie qui est le contraire de la mort, mais la naissance. » La mort, « c’est le seul examen, remarquait un vieil enseignant, que personne n’ait jamais raté! » A quoi bon apprendre à mourir, puisqu’on est certain d’y parvenir. Par contre, nous devrions apprendre davantage à vivre… La mort, comme disait Montaigne, c’est le bout, non le but de la vie. « Nul ne peut être libre, montrait Hegel, s’il n’est prêt à affronter la mort. Mais nul ne peut l’affronter, s’il ne sait pour quoi vivre. »

Qu’est-ce que la philosophie ?

La philosophie répond aux trois questions que se posait l’abbé Moreux : d’où venons-nous ? Qui sommes nous ? Où allons nous ? « Quelle différence faites-vous, me demande une lectrice, entre la philosophie et la sagesse ? La réponse est assez simple, que l’étymologie suggère : philosophia, en grec, c’est l’amour ou la quête de la sagesse. La philosophie est le chemin; la sagesse, son but. Mais quel chemin ? Et pour quel but ? »
Pour les anciens, la philosophie était une médecine : c’était la médecine de l’âme. Dans un chapitre consacré à la philosophie, André Comte-Sponville nous livre sa définition de la philosophie : « Philosopher, l’ai-je dit lors du débat, c’est penser sa vie et vivre sa pensée. » C’est ce qui le rapproche de Bergson dont la devise était : »Il faut agir en homme de pensée et penser en homme d’action. »
« La vérité, c’est que nous aurons toujours besoin de politique, pour transformer la société. Et de philosophie, pour nous transformer nous-mêmes. »

Qu’est-ce qui distingue la philosophie Française ?

L’exception culturelle si cher aux Français fonctionne également dans le domaine de la philosophie comme le démontre André Comte-Sponville au cours d’un chapitre intitulé « Philosopher à la française ».
Il commence par citer trois grands ouvrages qui sont les plus représentatifs selon lui de la pensée Française : il s’agit de trois chefs-d’oeuvres absolus et incontournables de la philosophie française. Il y a d’abord Les Essais de Montaigne, Les Méditations métaphysiques de Descartes et Les Pensées de Pascal.
Qu’est-ce qui caractérisent ces trois ouvrages ? André Comte-Sponville voit trois caractères communs à ces trois sommets de la philosophie Française.
Premièrement, ces trois philosophes s’expriment à la première personne. « C’est en parlant d’eux-même qu’ils parlent de tout et de tous. » Cette démarche philosophique s’inscrit dans le cadre du fameux précepte Socratique « Connais-toi toi-même et tu connaîtras l’univers et les Dieux ». La deuxième caractéristique c’est ce rapport intrinsèque à la littérature qui existe chez ces trois auteurs. Il y a en effet un style littéraire qui fait bien défaut à d’autres philosophes étrangers qui sont peut être de grands penseurs mais de piètres écrivains!
Enfin, le troisième dénominateur commun à ces trois oeuvres c’est qu’elles s’adressent au grand public en ayant la volonté d’être compris par le plus grand nombre. D’où la réflexion de Bergson : « Il n’y a pas d’idée philosophique, si profonde ou si subtile soit-elle, qui ne puisse et ne doive s’exprimer dans la langue de tout le monde. Les philosophes français n’écrivent pas pour un cercle restreint d’initiés; ils s’adressent à l’humanité en général. »
Chez ces trois philosophes, le jargon et le vocabulaire abscons que l’on trouve chez d’autres auteurs est absent. Nous avons pourtant affaire à trois penseurs différents : un dogmatique, un sceptique et un croyant.

L’amour et le bonheur existent-t-ils ?

Dans le chapitre intitulé Le bonheur de désirer, il s’interroge sur le bonheur ? Etre heureux, c’est jouir et se réjouir. Il reprend les grands axes de la réflexion qu’il avait développés dans Le bonheur désespérément. Le désir, c’est ce qui nous fait défaut. Comme disait Platon, « Ce qu’on n’a pas, ce qu’on n’est pas, ce dont on manque, voilà les objets du désir et de l’amour. » Si le désir est un manque, alors le bonheur, c’est à dire sa satisfaction, est forcément manqué. « Tantôt, donc, nous désirons ce que nous n’avons pas, et nous souffrons de ce manque; tantôt nous avons ce que dès lors nous ne désirons plus, et nous nous ennuyons. C’est où l’on passe de Platon à Schopenhauer. » Schopenhauer résumait bien cette idée : « Ainsi toute notre vie oscille, comme un pendule, de droite à gauche, de la souffrance à l’ennui. » L’homme en quête du bonheur a donc une alternative : « Il faut désirer ce qui manque, et souffrir. Ou bien désirer ce qui est, et se réjouir. Cette souffrance est amour. Cette joie est amour. Mais ce sont deux amours différents : l’amour selon Platon (la passion, le manque : eros), l’amour selon Spinoza (l’action, la joie : philia).
C’est dans un chapitre consacré à l’amour qu’il énonce ses trois définitions de l’amour. Contrairement à La Rochefoucauld qui suggérait que l’amour n’existe que pour autant qu’on en parle, Comte-Sponville a trois conceptions différentes de l’amour.
Il y a d’abord l’amour selon Aristote : aimer c’est pouvoir jouir et se réjouir de quelqu’un ou de quelque chose. Et puis il y a la conception Platonicienne de l’amour : l’amour s’exprime dans la souffrance que nous procure le manque et le désir de quelqu’un ou de quelque chose. C’est en cela que Aragon disait : « Il n’y a pas d’amour heureux. » Ces deux définitions de l’amour correspondent à deux amours différents que les Grecs désignaient par deux noms distincts : philia, pour la joie d’aimer, et éros, pour le manque. L’amour-action d’un côté, celui qu’on fait et qu’on construit, et l’amour-passion, celui qui nous fait ou nous défait et nous détruit. Pour bien différencier ces deux types d’amour, il prend l’exemple d’une mère qui donne son sein à son petit. Cette image nous suggère l’amour du petit qui prend ce sein goulument dans sa bouche pour le téter. Et l’amour de la mère qui donne son sein à son petit pour le nourrir. L’amour qui prend, c’est eros, le désir. L’amour qui donne, c’est philia, l’amour maternel. Entre éros et philia, il y a la même différence qu’entre les verbes donner et recevoir. Avant d’être une mère, elle a été un enfant, et elle a également reçu le sein d’une autre femme. Mais maintenant, son amour se transforme en don de soi… Eros devient philia. Comte-Sponville évoque enfin un troisième type d’amour : « Donner sans prendre ? Se réjouir sans vouloir posséder ni garder ? Ce serait philia libérée d’éros, l’amour libéré du moi, la joie libérée du manque, et c’est ce que les premiers chrétiens – quand il fallut traduire en grec le message du Christ – ont appelé Agapè, qui est l’amour de charité. [...] C’est l’amour du prochain, celui qui est là, quel qu’il soit et quoi qu’il fasse. C’est l’amour libéré de l’ego… »
Dans un autre chapitre consacré à la jalousie, on retrouve l’auteur Du petit traité des grandes vertus. Il s’applique à bien différencier la jalousie de l’envie. L’envie porte sur ce qu’on n’a pas alors que la jalousie porte sur ce qu’on a. L’envie exprime un manque quand la jalousie signifie la peur de perdre. La jalousie est positive dans le sens où elle traduit un attachement à ce qu’on a. Et il conclut ce chapitre en écrivant : « Saint Thomas distinguait l’amour de bienveillance (qui aime l’autre pour son bien à lui) de l’amour de concupiscence, qui n’aime l’autre, disait-il, que pour son bien à soi. La jalousie relève évidemment du second, et c’est ce qui interdit d’en faire une vertu. »
« Qu’il faille s’aimer soi-même, c’est une évidence. Comment pourrions-nous autrement être heureux ? Et pourquoi nous demanderait-on, relisez les Evangiles, d’aimer notre prochain « comme nous-mêmes » ?
C’est ce qui m’a longtemps rendue inacceptable la fameuse formule de Pascal selon laquelle « le moi est haïssable ». Si c’est vrai, me disais-je, un chrétien cohérent devrait donc haïr son prochain : voilà qui me semble bien peu évangélique! »
Pour André Comte-Sponville, Pascal ne stigmatise pas le moi de l’individu, mais son moi égoïste que l’on pourrait nommer par le narcissisme ou l’amour-propre. L’amour-propre, ce n’est pas le fait de s’aimer soi, mais le fait de n’aimer que soi. Comme dirait Pierre Dac, l’amour-propre ne le reste jamais très longtemps! Et il n’y a rien de plus sale que l’amour propre!

La vie a-t-elle un sens ?

Certains de ses propos portent la marque de l’impuissance : « Que peut votre amour contre les chauffards ? Contre les virus ? Et quel vaccin contre le malheur ?  » Faire des enfants, me disait mon père, c’est donner des otages au destin. » On m’a assuré que la formule était de Victor Hugo. »
La vie est une maladie héréditaire, sexuellement transmissible, incurable et mortelle.
Le goût de vivre pose la question de savoir si la vie a un sens ? Mais que faut-il entendre par le mot « sens » ? Car il recouvre trois définitions différentes. Le sens fait d’abord référence à nos cinq sens qui sont autant de fenêtres ouvertes sur le monde. Le sens évoque également une direction comme dans l’expression « un sens unique ». Quelle est donc la direction ou l’orientation qu’il faut donner à notre vie ? Enfin, le mot sens nous fait penser à la signification de quelque chose. Ainsi, lorsque le doigt montre la lune, l’imbécile regarde le doigt car le sens ou la signification de ce doigt lui échappe… Lorsqu’on parle du sens de la vie, on joue également sur cette confusion avec ces trois définitions du mot. Mais si le sens de la vie reste pour beaucoup une énigme, André Comte-Sponville lui a trouvé une réponse dans Le goût de vivre. Donner un sens à sa vie c’est aussi donner de la vie à ses sens!

L’éternité, c’est long… Surtout vers la fin! (Kafka)

Dans un autre chapitre dont le titre est Recommencer ?, il s’interroge sur le temps et l’espace :
« Le temps, disait Lagneau, est la marque de mon impuissance; l’espace, de ma puissance. » Il conclut ce chapitre : « L’espace nous porte, le temps nous emporte, et l’action se reconnait à cette articulation efficace des deux : agir, c’est toujours mettre notre puissance au service de notre impuissance, et choisir l’avenir, autant que nous pouvons, en modifiant le présent. »
La question du temps pose un problème difficile au philosophe… Qu’est-ce que le temps ? Spencer répondrait que le temps, c’est ce que les hommes essaient de tuer mais qui finit toujours par les tuer. Pour le philosophe, le temps, c’est la succession du passé, du présent et du futur. Or le passé n’est plus, le futur n’est pas encore, et le présent ne dure pas… Car s’il durait, le présent ne serait plus du temps, mais de l’éternité. D’où le paradoxe qu’énonce Saint Augustin : « Si bien que ce qui nous autorise à affirmer que le temps est, c’est qu’il tend à n’être plus. » Et d’où la conclusion de Comte-Sponville : « Le temps ne serait qu’un anéantissement (le présent) entre deux néants (le passé et l’avenir). C’est pour ça qu’on parle de la fuite du temps : cette fuite, qui le rend insaisissable, serait le temps même. »
Mais, si Comte-Sponville, énonce cette hypothèse c’est pour mieux la réfuter. Car il n’est pas d’accord avec Saint Augustin lorsqu’il écrit : « Le présent ne peut être qu’en cessant d’être. » En fait, depuis qu’on est venu au monde, le présent n’a jamais cessé d’être. Même lorsqu’on mourra, le présent ne cessera d’être, contrairement à nous… D’où le distique génial de Ronsard :
« Le temps s’en va, le temps s’en va, Madame…
Las! Le temps non, mais nous nous en allons! »
André Comte-Sponville en vient logiquement à la conclusion :
« Un souvenir qui n’est plus présent, ce n’est pas un souvenir : c’est un oubli. Un espoir qui n’est plus présent, ce n’est pas un espoir : c’est une déception ou un bonheur. Ils ne sont pas encore ? Ce ne sont que des possibilités d’espoir ou de souvenir. Seul le présent existe; tout ce qui existe est présent. »
Mais si le présent restait toujours présent, objecterait Saint Augustin, il ne serait pas du temps, il serait l’éternité. C’est opposer ce qui ne doit pas l’être selon Comte-Sponville, car l’éternité, c’est un présent qui est toujours présent. L’éternité c’est le présent même.
« Etre, c’est être maintenant. C’est ce que Christian Bobin appelle joliment « le huitième jour de la semaine ».
« Le huitième jour de la semaine, c’est aujourd’hui : non pas un jour de plus, mais l’éternité de chaque. »

Qu’est-ce que la liberté ? Est-on libre de vouloir ce qu’on veut ?

Si la volonté est libre par définition (je veux ce que je veux), tout le paradoxe est de savoir si on est libre de vouloir ce qu’on veut ? Car si l’on ne peut pas vouloir ce qu’on ne veut pas, et on ne peut vouloir que ce qu’on veut, comment serait-on libre totalement puisque par définition on ne peut pas vouloir autre chose que ce qu’on veut… Donc on n’a pas vraiment le choix… D’où la formule lumineuse de Sartre : « Etre libre, ce n’est pas pouvoir faire ce que l’on veut, mais c’est vouloir ce que l’on peut. »
Pour Sartre et Descartes, une volonté n’est vraiment libre que si elle a un pouvoir indéterminé de choix et qu’elle peut vouloir autre chose que ce qu’elle veut. C’est ce qu’on appelle le libre-arbitre. D’où d’ailleurs le sujet de philosophie au bac d’Arielle Dombasles dont ne parle pas André Comte-Sponville dans son livre : « Peut-on vouloir ce qu’on ne veut pas ? »

Faut-il être optimiste ou pessimiste ?

Dans un autre texte, il s’intéresse à nos humeurs, car l’optimisme et le pessimisme, ne sont qu’affaire d’humeurs! Il commence par raconter une histoire qu’il me semble avoir déjà entendu dans un film Yougoslave No man’s land de Danis Tanovic :
« Un pessimiste rencontre un optimiste. « Tout va mal, se lamente le pessimiste, ça ne pourrait pas être pire! » Et l’optimiste de répondre : « Mais si, mais si… » Lequel est le plus inquiétant des deux ? »
Plus loin il relate une autre histoire drôle sur le même sujet :
« Cela me fait penser à cette devinette, qui nous vient d’Europe centrale :
« Sais-tu quelle différence il y a entre un optimiste et un pessimiste ?
- ?…
- Le pessimiste est un optimiste bien informé. »
Difficile de ne pas rappeler la belle formule d’Alain : « Le pessimisme est d’humeur et l’optimisme de volonté. » Ou encore Gramsci, qui a trouvé la formule la plus juste : « Pessimisme de l’intelligence, optimisme de la volonté. »

Le goût de vivre est un livre qui nous donne un avant-goût de la sagesse!




Fichier pps : Qu’est-ce que la philosophie?

17082010

Vous trouverez dans le fichier Powerpoint ci-joint les plus belles citations extraites de Présentations de la philosophie d’André Comte-Sponville. Mettre le son avant d’ouvrir le diaporama.

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Pourquoi le TOP 14 est-il de plus en plus attractif ?

12082010

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Vendredi 13 Août, c’est la reprise du TOP 14 avec la première journée de championnat qui commencera cette année comme elle s’était terminée l’an passé. C’est l’ASM de Vern Cotter qui a finalement vaincu la malédiction qui pesait sur Clermont-Ferrand en décrochant le bouclier de Brennus l’année dernière à l’issue de sa quatrième finale d’affilée et après 10 tentatives infructueuses dans son histoire. En battant Perpignan 19-6, Clermont-Ferrand remportait enfin le trophée qui lui échappait tant. C’est face à Perpignan que les Clermontois commencent la nouvelle saison 2010-2011 demain lors de la première journée du TOP 14.
Ce championnat est de plus en plus attractif et attire les meilleurs joueurs d’Europe et de l’émisphère Sud. Pour comprendre l’engouement qu’il suscite, il est intéressant de rappeler les règles de base qui ont bâti son succès :

Les règles du Top 14

Depuis l’an passé, le Top 14 est riche en rebondissements jusqu’aux ultimes journées de championnat. Car si le premier et le second du classement sont automatiquement qualifiés pour les demi-finales, le troisième et le quatrième doivent disputer un play-off ou match de barrage contre le cinquième et le sixième. Le seul avantage qu’ils retirent de leur troisième et quatrième place c’est de pouvoir recevoir chez eux leur futur adversaire dans ce match qui fait figure de quart de finale car il donne un billet d’accès au quartet des phases finales. Les demi-finales se disputent toujours sur terrain neutre.
Le TOP 14 associe donc à la fois la formule d’un championnat classique qui oppose 14 équipes qui constituent l’élite du Rugby Français au cours de 26 journées. Mais à l’issue de ce championnat, le TOP 14 a tous les charmes des matchs de coupe qui sont des matchs à couperet où une équipe va jouer toute une saison sur 80 minutes ou plus… Il y a donc 6 équipes qui sont concernées par la phase finale tandis que les deux derniers du championnat, le treizième et le quatorzième sont automatiquement rétrogradés la saison suivante en Pro D2.
Lors de chaque journée, une défaite rapporte 0 point à une équipe, un match nul 2 points et une victoire 4 points.
Mais l’équipe qui remporte un match avec plus de trois essais d’avance sur son adversaire remporte un point supplémentaire de bonus offensif et donc empoche en l’espace d’une journée le pactole de 5 points. L’équipe qui s’incline avec 7 points d’écart ou moins sur son adversaire (c’est-à-dire un essai transformé) remporte un point supplémentaire de bonus défensif.
Donc les règles du TOP 14 visent à rendre le championnat passionnant et riche en suspense jusqu’aux dernières journées comme ce fut le cas la saison passée où quatre équipes étaient concernées par la sixième place : le Racing Metro, Brive, le Stade Français et le Biarritz Olympique. C’est finalement lors de l’avant-dernière journée à Colombes que le match Racing Metro – Biarritz a déterminé le sixième.

2010 : une année faste pour le Rugby Français

Si l’on dresse le bilan de la saison 2009-2010, on ne peut tirer que des motifs de satisfaction pour le rugby Français. Il y a d’abord eu le grand chelem remporté par l’équipe de France dans le Tournoi des VI Nation. S’il fallait une autre preuve de la bonne santé du rugby Français, c’est dans la finale de la Heineken Cup qu’il faut la chercher. On a eu droit à une finale Franco-Française entre le Stade Toulousain et le Biarritz Olympique au Stade de France. C’était un match de haut vol qui nous rappelle que le TOP 14 est vraiment le meilleur championnat Européen.

2011 : l’année de tous les espoirs

En effet, le TOP 14 est de plus en plus relevé car on assiste depuis l’année dernière à une redistribution des cartes avec l’arrivée de deux nouveaux acteurs majeurs dans le Top 14 qui bousculent la hiérarchie établie : le Racing Metro et Toulon. Ces deux clubs ont beaucoup de points communs car ils représentent respectivement dans le sud-est de la France pour Toulon et dans l’Ile de France pour le Racing Metro une oasis méridionale dans des régions où le rugby est beaucoup moins populaire que dans le Sud-Ouest. C’est également deux clubs de légende qui ont un passé glorieux mais qui végétaient en Pro D 2 au milieu des années 2000 avant qu’un nouveau président n’arrive pour injecter de l’argent et offrir un projet ambitieux. Du coup, la baisse de régime du Stade Français l’an passé trouve également une explication : les joueurs de Max Guazzini ne sont pas plus faibles qu’avant, c’est leurs adversaires qui sont de plus en plus forts!

L’année du rugby qui commence demain aura pour point d’orgue la coupe du monde en Septembre et Octobre 2011 en Nouvelle-Zélande. C’est donc une année charnière pour de nombreux joueurs qui tiennent à gagner leur place en équipe de France.

Quelle équipe peut-elle succéder à l’ASM ?

L’ASM pourra-t-il réaliser un doublé historique après son succès l’an passé ? Il s’en est en tout cas donné les moyens avec un recrutement haut de gamme. En effet, le 3ème ligne des Blaks, Sione Lauki, revient en France. On l’avait connu il y a quelques années à Nevers. Il espère relancer sa carrière à Clermont car il n’a plus été rappelé dans le squad des Blaks depuis deux ans. C’est un troisième ligne perforateur, solide, originaire des Tonga. Il a évolué à 19 ans en Fédérale 2 en France. Avec ses 119 kilos, il dégage une énorme force physique, car il allie puissance et rapidité. Il a été sélectionnée en 2007 pour la coupe du monde avec les All-Blaks. Clermont réunit toutes les conditions pour qu’il réussisse à se relancer puisqu’il y retrouvera parmi ses compatriotes, le coach Vern Cotter, ses anciens coéquipiers aux Chiefs, Tasesa Lavea et Kevin Senio. Clermont dispose donc d’un nouvel atout pour confirmer cette saison et jouer les premiers rôles dans la H Cup. L’année précédente a vu l’éclosion de Morgan Parra qui s’est imposé en équipe de France en tant que demi de mêlée. De nombreux joueurs Clermontois forment l’ossature de l’équipe de France : Rougerie, Pierre, Domingo, Parra, Lapandry, Bonnaire, Malzieu. Sans compter ses nombreux joueurs étrangers tels que le talonneur Argentin Mario Ledesma, l’ouvreur Australien Brock James, le trois-quart aile fidjien Napolioni Nalaga ou le trois-quart centre Sud-Africain Joubert. Sione Lauaki, avec ses 17 sélections chez les Blacks est un sérieux renfort. Les jaunarts sont donc candidats à leur propre succession histoire de prouver que ce premier bouclier de Brennus n’est pas un accident de l’histoire.

Toulon

Toulon a fait une saison exceptionnelle l’an dernier en dépassant les objectifs que le club s’était fixé. En échouant en demi-finale du TOP 14 après prolongations contre Clermont et en perdant en finale du Challenge Européen contre Cardiff, les joueurs du président Mourad Boudjelal ont bousculé l’ordre établi dans le rugby Français en jouant les premiers rôles dans le Top 14, deux ans après leur accession dans l’élite. Son recrutement bling-bling n’est pas étranger à ces résultats avec notamment la présence dans l’effectif Varois de la star du Rugby Anglais, l’ouvreur Jonny Wilkinson qui a terminé deuxième meilleur buteur du TOP 14. Cette année, le recrutement est tout aussi ambitieux avec l’arrivée de trois grosses stars pour étoffer l’effectif Toulonnais : l’ailier Anglais Paul Sackey, le troisième ligne Wallaby George Smith et le pilier Néo-Zélandais Carl Hayman. La surprise du chef c’est quand même l’arrivée de George Smith, l’un des meilleurs troisième ligne au monde. Comme les joueurs qui évoluent en Europe ne peuvent pas être sélectionnés, George Smith a donc renoncé à la sélection Australienne pour se lancer ce nouveau défi dans le championnat de France. Il compte 110 sélections chez les Wallabies. Il est le flanker et même l’avant Australien le plus capé de l’histoire. Il est devenu le plus jeune joueur de l’histoire à atteindre la barre des 100 sélections à 29 ans et 4 jours. Il a déjà été élu 4 fois meilleur joueur Australien du Super 12 (avant qu’il ne s’appelle le Super 14). Grâce à George Smith, Paul Sackey (la fusée anglaise) et Carl Hayman (le pilier néo-Zélandais), Toulon a donc effectué un recrutement galactique qui pallie largement le départ de Sony Bill Williams qui a fait le choix de retourner en Nouvelle-Zélande dans l’optique de la coupe du monde 2011 qu’il rêve de disputer. Toulon disposera cette saison d’une troisième ligne redoutable avec George Smith, Joe Van Niekerk, Juan Martin Fernandez-Lobbe, Joe El Abd et Olivier Missoup. Depuis l’an passé et sa victoire à Toulouse 6-3, Toulon monte en puissance. Si le TOP 14 s’était joué au nombre de victoires, les Toulonais auraient fini premiers. Ils ont d’ailleurs fini fort la saison en enchaînant 10 victoires consécutives.

Le Racing Metro

Le Racing Metro jouait les premiers rôles dans le championnat de Pro D2 il y a trois ans avec Toulon. Aujourd’hui, ces deux clubs sont devenus deux places fortes du TOP 14. Les Ciel-et-blanc poursuivent cette année leur ascension dans les sommets du rugby Français commencée en 2006 quand le président Jacky Lorenzetti a repris les rennes de ce club. Le Racing s’est distingué par son recrutement bling-bling la saison passée avec trois têtes de gondoles : Sébastien Chabal, le sportif préféré des Français, Lionel Nallet, l’ancien capitaine de l’équipe de France et François Steyn, le plus jeune joueur de l’histoire à avoir remporté la coupe du monde avec l’Afrique du Sud en 2007 à seulement 20 ans et 5 mois. Sébastien Chabal, surnommé également Hannibal Lecter, l’animal ou le Boucher, a fait un retour gagnant en France l’année passée avec le Metro Racing. Selon une étude de la société Opta, il a été l’un des avants ayant gagné le plus de terrain balle en main. Chabal a terminé deuxième avec 969 mètres gagnés pour 22 matchs disputés derrière Chris Masoe qui a parcouru 992 mètres en 25 matches. Cette année encore, le président Lorenzetti a frappé un grand coup sur le marché des transferts en enrôlant Juan Martin Hernandez, l’ouvreur Argentin qui a fait les beaux jours du Stade Français par le passé. Ce joueur est surnommé  » el mago  » car à lui tout seul, il peut faire basculer le cours d’un match. Après une saison noire où il a été blessé au dos et n’a pas pu disputer le Super 14 avec les Natal Sharks, il aura à coeur de se relancer en France dans le top 14. Celui qui est considéré comme l’un des meilleurs joueurs au monde est donc de retour dans le championnat de France au Racing Metro où il sera associé en charnière au transfuge de Perpignan, le demi de mêlée Nicolas Durand, qui après avoir disputé deux finales consécutives avec les Catalans souhaite donner un nouvel essor à sa carrière. Hernandez est également un joueur polyvalent : il peut évoluer à la fois à l’ouverture, au poste d’arrière ou de centre. Il n’en n’est pas moins insaisissable pour ses adversaires tant il est à l’aise ballon en main, habile au pied. Il rend ses coéquipiers meilleurs. Sous les ordres de Fabien Galthié, c’est à l’arrière qu’il a fait longtemps le bonheur du Stade Français avant d’être repositionné à l’ouverture lors de la saison 2006-2007. En 2007, il a été élu meilleur joueur du championnat de France de rugby. C’est une distinction qui a été décernée pour la première fois à un joueur étranger. Si le Stade Français a raté sa saison l’an dernier, c’est en grande partie due à l’absence de son chef d’orchestre. Le Racing a également cassé sa tirelire pour faire venir à Colombes le prometteur trois-quart aile de Bayonne, Benjamin Fall. Ce joueur de 21 ans est une des stars du TOP 14 qu’il a éclaboussé de son talent l’an passé en terminant deuxième meilleur marqueur d’essais avec 7 réalisations en 15 matchs joués. Il a commencé le rugby il y a à peine 6 ans dans sa ville natale de Langon. Il a honoré sa première sélection avec le XV de France durant l’automne dernier contre les Samoa en inscrivant son premier essai avec les Bleus. C’est un ailier qui a des ailes, virevoltant, racé qui allie puissance et vitesse. Son transfert a coûté 506 000 euros aux dirigeants du Racing (clause libératoire de 300 000 euros plus 206 000 euros d’indemnités de formation). C’est une somme qui fait de Benjamin Fall le plus gros transfert de l’histoire du rugby professionnel en France. Au Racing Metro, il retrouvera Henry Chavancy, le trois-quart centre avec lequel il a remporté la coupe du monde des moins de 20 ans. Pierre Berbizier l’alignera peut-être cette année au poste d’arrière. Enfin le recrutement du Racing Metro est étoffé par les venues de Brugnaut le pilier international Français et de Mirco Bergamasco le trois-quart aile Italien qui évoluait au Stade Français.

Le Stade Toulousain

Le Stade Toulousain joue la carte de la stabilité en conservant un effectif pléthorique de bons joueurs. A Toulouse, les remplaçants sont des titulaires décalés. A la tête de cette équipe depuis 17 ans, Guy Novès a réussi l’an passé l’exploit de se qualifier pour la 17ème fois d’affilée en demi-finales du championnat. Il sait néanmoins que dans le rugby moderne on ne peut pas courir deux lièvres à la fois. Aussi-a-t-il fait l’impasse sur le championnat l’an passé pour se consacrer à la H Cup qu’il a remporté à l’issue d’un match somptueux contre Biarritz. Cette année Toulouse perd Jean-Baptiste Elissalde qui prend sa retraite en tant que joueur mais qui intègre le staff de l’équipe. Guy Novès mise sur la jeunesse car il a décidé de ne pas remplacer Elissalde afin de mieux lancer le jeune Nicolas Bézy dont l’année 2010-2011 pourrait coïncider à son éclosion dans l’élite. Les joueurs du Stade Toulousains servent d’ossature à l’équipe de France comme le talonneur William Servat, le troisième ligne et capitaine, Thierry Dusautoir, le demi-d’ouverture Frédéric Michalak, les trois-quart centre Jauzion, Fritz ou David, les trois-quart ailes Clerc ou Heymans. Enfin Médard et Poitrenaud à l’arrière.

Le Racing Metro, Toulon, Toulouse et Clermont sont les quatre favoris.
Mais Biarritz, le Stade Français, Perpignan et Castres peuvent faire office d’outsiders. 8 équipes peuvent être championne et cette incertitude est formidable pour le TOP 14 qui devrait nous garantir un suspens digne des plus grands polars!

Le Biarritz Olympique

Lors de la dernière décennie, le BO est l’équipe la plus titrée avec le Stade Toulousain et le Stade Français. Les Biarrots ont remporté le championnat en 2002, 2005 et 2006.
Sur le marché des transferts, le BO enregistre l’arrivée de l’ancien pilier du Stade Français, Sylvain Marconnet. Après 13 ans au Stade Frnaçais où il était un des tauliers, Sylvain Marconnet veut relancer sa carrière à un an de la coupe du monde. Après le départ de Dominici l’an passé, il y a eu une cassure pour Sylvain Marconet qui a rendu son brassard de capitaine. Dans la capitale, il a tout connu, la remontée en 1997 et cinq titres en 1998, 2000, 2003, 2004 et 2007. Il a également disputé deux finales de coupe d’Europe en 2001 et en 2005. Il s’est imposé au fil des saisons comme l’un des meilleurs piliers au monde. Il va apporter à Biarritz l’expérience d’un joueur international depuis 1998 qui a remporté à 4 reprises le Tournoi des VI Nations dont deux grands chelems. C’est le pilier Français le plus capé de l’histoire. Biarritz pourra compter sur ses cadres : Barcella (pilier), Thion (Deuxième ligne), Harinordoquy (troisième ligne), Yachvili (demi de mêlée), Traille (trois-quart centre), N’Gwenya (le rapide trois-quart aile américain) et Balshaw (l’arrière Anglais). Wenceslas Lauret, le jeune troisième ligne d’origine Réunionnaise pourrait être la confirmation de la saison. On attend beaucoup de ce joueur qui a tapé dans l’oeil de Marc Lièvremont qui l’a retenu pour la tournée d’été du XV de France. C’est un candidat sérieux pour la coupe du monde en troisième ligne.

Perpignan

C’est la seule équipe à avoir terminé la saison en remportant tous ses matchs à domicile. Aimé Giral demeure donc un bastion imprenable dans le Top 14. Néanmoins, sa dernière saison a connu des hauts et des bas comme par exemple cette défaite incroyable en H Cup à Trévise qui était réputé plus faible sur le score de 9-8. A l’intersaision, le club a perdu son demi de mêlée Nicolas Durand parti au Racing. Il a été remplacé à ce poste par l’ancien joueur d’Albi, Boulogne. Il n’y a pas eu de révolution puisque Perpignan a joué la carte de la stabilité en conservant ses joueurs confirmés comme Nicolas Mas, le pilier international, le trois-quart centre Maxime Mermoz, ou la révélation de la saison passée, le troisième ligne d’origine Camerounaise, Tchale-Watchou. Jacques Brunel, le coach Catalan pourra compter une nouvelle fois sur Tchou-Tchou comme le surnomment affectueusement les supporters. D’origine Camerounaise comme Serge Betsen ou les Frères NTamak, Robins Tchale-Watchou est la révélation du dernier championnat. Il rêve de porter le maillot de l’équipe de France même si une sélection en équipe Espoir du Cameroun pourrait briser ce rêve.

Le Stade Français

Le Stade Français a perdu des joueurs majeurs comme Marconnet, Kayser, Messina, Gasnier ou Bergamasco sans véritablement se renforcer. Au regard de leur dernière saison blanche, on voit mal comment une équipe amputée de Marconnet pourrait être meilleure d’autant plus qu’il y a eu un nivellement par le haut dans le TOP 14. Michael Cheika, l’ancien cador du Leinster (vainqueur de la H Cup en 2009) a pour mission de ramener de la discipline et du talent dans cette équipe. N’enterrons pas trop vite cette équipe qui récupère son maître à jouer, le demi de mêlée Dupuis qui avait écopé de 6 mois de suspensions suite à sa fourchette en H Cup sur l’Irlandais Ferris. Si l’on y regarde de plus près, cette équipe dispose d’une grosse pointure dans chaque ligne : Sarzewski (Talonneur), Papé en deuxième ligne, Parisse en troisième ligne, Dupuy en demi de mêlée, Beauxis à l’ouverture, Bastareaud comme trois-quart centre. De plus les argentins Gurruchaga et Tiesi sont des recrues prometteuses. Donc le Stade Français a les moyens de rebondir cette saison et de jouer les troubles fêtes. Néanmoins, l’équipe du président Max Guazzini est à l’image de son stade Jean Bouin : en reconstruction. Pour la peine, c’est à Charlétty que les soldats roses évolueront cette saison.

Castres

Le Castres Olympique est la bonne surprise du dernier exercice. A 27 ans, Benjamin Kayser est la principale recrue du club. A un an de la coupe du monde, il avait besoin de se relancer et de quitter la capitale où il jouait le rôle de doublure du talonneur Dimitri Sarzewski. Castres pourra également compter à l’arrière sur son taulier, Romain Teulet qui porte les couleurs du club depuis onze ans. A 32 ans, celui qu’on surnomme Robocop est toujours au sommet de sa forme. En inscrivant 263 points, il a terminé meilleur réalisateur du dernier championnat. Chris Masoe s’est également distingué en inscrivant 6 essais et en se classant parmi les meilleurs marqueurs. Ce qui constitue une performance de la part d’un avant…. En inscrivant 6 essais également, le deuxième ligne Tongien, Josefa Tekori a réalisé la même performance. Avec 992 mètres parcourus, on a vu que le Néo-Zélandais Chris Masoe était l’avant qui avait gagné le plus de terrain balle à la main. Le trois-quart aile, Andreu est une des grandes satisfactions de la saison passée.

Quelles sont les équipes qui vont se battre pour le maintien ?

Brive

Brive a failli se qualifier pour les barrages la saison dernière. Il y a des joueurs talentueux dans ce club comme Arnaud Méla en deuxième ligne ou Anthonie Claasen en troisième ligne. Estebanez et Palisson sont des grandes satisfactions également. A 1 an de la coupe du monde, ils auront à coeur de se distinguer dans ce championnat de France où ils ont une belle carte à jouer. Mais est-ce que ce sera suffisant pour maintenir Brive à flot dans le Top 14 ?

Montpellier

Le Club de Montpellier enregistre l’arrivée des deux entraîneurs Eric Béchu en provenance d’Albi et de Fabien Galthié. Ce club dispose de deux stars : François Trinh-Duc qui s’est imposé comme demi d’ouverture de l’équipe de France qui a remporté le grand chelem et son leader Fulgence Ouedraogo. Le club Héraultais à développé une Ouedraogo dépendance la saison passée car chaque fois que son troisième ligne ne jouait pas, le club a perdu. Si le buteur Todeschini a pris sa retraite, le club enregistre l’arrivée d’une perle du pacifique, l’ailier Fidjien de l’Ulster, Timoci Nagusa. Il mesure 1,95 mètres pour 95 kilos. Il a inscrit deux essais au cours de ses trois premières rencontres avec sa sélection. A 22 ans, ce jeune ailier rapide et finisseur a acquis de l’expérience en Irlande où il a joué avec l’Ulster ces deux dernières saisons. C’est un jeune ailier dont le profil rappelle celui de Nalaga. Montpellier devrait se maintenir sans problème dans le Top 14 sans forcément jouer les premiers rôles.

Bourgoin-Jallieu

La saison s’annonce très difficile du côté de Pierre-Rajon. Le club en proie à des difficultés financières l’an passé annonce de grandes ambitions dans les années à venir. Le président Maulin vise les six premières places d’ici 3 à 5 ans. Mais son budget de 9,7 millions semble trop modeste pour lui donner les moyens de ses ambitions. Surtout après le départ de Benjamin Boyet son demi d’ouverture parti à Bayonne. Bourgoin-Jallieu reste un bon club formateur comme l’attestent Florian Fritz, Yann David ou Morgan Parra entre autres. La seule recrue de poid semble être Alex Tulou, le troisième ligne Néo-Zélandais qui évoluait au sein de la franchise NPC de Taranaki après avoir porter les couleurs des Wellington Hurricanes. C’est un joueur polyvalent, puissant et rapide qui gagne ses duels et peut jouer à tous les postes de la troisième ligne. Comme beaucoup de clubs issus de petites ou moyennes villes, Bourgoin-Jallieu a du mal à exister dans l’élite du rugby Français à l’ère du professionnalisme. Le défi des Berjaliens sera de prouver cette saison qu’on peut être un bon club formateur et jouer en même temps les premiers rôles dans l’élite du rugby.

Bayonne

Le club Basque ne doit son maintien dans le top 14 qu’aux ennuis financiers de Montauban et à sa rétrogradation administrative. Car sportivement, Bayonne a terminé treizième la saison passée. L’arrivée d’un nouveau sponsor, Alain Afflelou, a permis au club de recruter des joueurs comme Benjamin Boyet, le demi d’ouverture de Bourgoin ou le pilier Clément Baïocco en provenance du Racing Metro qui avait été sélectionné par Marc Lièvremont au Tournoi des VI Nations. De plus, le transfert au Racing de son ailier vedette, Benjamin Fall a constitué une manne financière de 500 000 euros. Peu utilisé à Toulon la saison passée, Tonga Lea-Aetoa aura à coeur de s’imposer dans cette équipe Basque. Agé de 33 ans, le pilier Tongien s’est engagé pour une saison en faveur de l’Aviron. C’est un excellent joueur qui compte pas moins de 30 sélections avec l’équipe nationale du Tonga. Il devrait apporter du poid au pack Basque qui visera le maintien cette saison.

Agen

Avec un budget de 10 millions d’euros, la moitié de la plupart de ses concurrents, Agen a été contraint à un recrutement sage. Le club a remporté la saison passée le championnat de Pro D2 ce qui lui a permis de se hisser cette saison dans le TOP 14 où il fera figure de petit poucet avec La Rochelle, l’autre promu dont le budget n’est guère plus important (8 millions d’euros). Agen rêve de retrouver son lustre d’antan. Pour se maintenir dans l’élite, il pourra compter sur son ailier Fidjien Caucaunibuca. Il a inscrit la saison passée 13 essais en 25 matchs de Pro D2 et a été l’un des grands artisans de la remontée. Rupeni Caucaunibuca, s’il reste à Agen, promet d’être l’une des stars de ce championnat. C’est un ailier atypique au physique de pilier (1,80 mètres pour 106 kilos). Mais c’est l’un des joueurs les plus spectaculaires et les plus rapides du monde. Ce joueur hors norme peut gagner un match à lui tout seul. Il est arrivé en 2004 à Agen qui l’a repéré suite à la coupe du monde 2003. Il a été meilleur marqueur du TOP 14 en 2005 et en 2006 et il a été élu meilleur joueur du top 14 en 2006. En 2007, il avait disputé un match d’anthologie contre Toulon où il avait inscrit 3 essais (victoire finale d’Agen 33-0). Agen a plus que jamais besoin de son ailier supersonique pour se maintenir cette saison. Le recrutement a également vu l’arrivée de Courrent au poste d’ouvreur.

La Rochelle

Après 8 ans de purgatoire, La Rochelle est promu dans le Top 14. Les dirigeants parient sur la dynamique de la montée tout en apportant quelques retouches. Est-ce que ce sera suffisant pour ne pas imiter Albi la saison passée ? J’en doute. Mais j’espère bien me tromper pour les Rochelais. C’est grâce à un succès en finale des barrages contre le LOU que les Rochelais ont gagné leur billet cette saison dans le TOP 14. Ce fut un match très disputé où les Rochelais ont renversé la tendance après avoir été mené 3 essais à 0 au bout d’une demi-heure. Le club doit cette victoire à ses leaders dont le demi de mêlée Benjamin Ferrou qui a parfaitement cornaqué le pack Rochelais. Cette victoire en barrage était inespérée face au LOU qui avait battu La Rochelle au cours des ses deux confrontations de la saison. La Rochelle avait déjà souffert en demi-finale face à Oyonnax en s’imposant 6 à 3. Parmi les joueurs qui ont gagné de haute lutte cette montée, les coachs pourront s’appuyer sur le buteur Dambielle. L’ancien Biarrot, double champion de France, a été l’un des atouts majeurs de la Rochelle la saison passée. Pour Benjamin Ferrou qui était considéré comme le meilleur demi de mêlée de Pro D2 l’an passée, cette accession au Top 14 constitue une belle revanche sur la maladie, un diabète de type 1 qui l’a privé plus tôt d’une belle carrière professionnelle à Bourgoin qui s’offrait à lui. A 32 ans, ce dynamiseur dans le jeu offensif constitue l’un des points forts de l’équipe. Serge Milhas, l’entraîneur des Maritimes reste quand même pessimiste car il affirme : « Nous avons très, très peu de chances de nous maintenir. »

Si le TOP 14 est devenu de plus en plus attractif, c’est parce que ses règles privilégient le jeu offensif. De plus, 10 équipes peuvent être impliquées jusqu’au bout par les six premières places ce qui entretient un suspense hitchcokien. Les nouveaux sponsors et les nouveaux acteurs attirent des joueurs très prestigieux qui à leur tour attirent de nouveaux sponsors. C’est donc un cercle vertueux qui tend à rendre ce championnat de plus en plus populaire.




Ligue 1 : quel champion pour succéder à Marseille ?

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Ce soir, c’est la rentrée des classes pour les footballeurs de Ligue 1 qui vont repartir pour un nouvel exercice. L’OM remet donc son titre de champion de France en jeu. Le mercato a été très calme et on déplore peu de gros coups sur le marché des transferts.

LE FAVORI : LYON

Lyon fait figure de grand favori cette année. Après avoir été 7 fois de suite champion de France entre 2002 et 2008, les Lyonnais n’ont plus remporté le titre. Cette disette coïncide avec l’arrivée de Claude Puel. L’ancien entraîneur de Lille est très contesté par une frange des supporters Lyonnais qui lui reprochent ses échecs dans la quête du titre en championnat. De plus, certains estiment qu’il a imprimé son empreinte sur le jeu de l’OL. En effet, les Lyonnais ont un style de jeu à l’image de celui que leur entraîneur avait lorsqu’il était joueur à l’AS Monaco : défensif, rugueux, peu spectaculaire et souvent laborieux. Mais Claude Puel bénéficie de la confiance de son président Jean-Michel Aulas qui sait que son club est en de bonnes mains avec lui. Depuis son arrivée à Lyon, on observe une progression : les Lyonnais ont fini troisième du championnat en 2008 et deuxième en 2009. Donc les supporters attendent la consécration à l’issue de la nouvelle saison qui démarre ce soir. De plus, Puel a permis à l’OL de franchir un palier supplémentaire. Si par l’intermédiaire de ses prédécesseurs, le club s’est affirmé comme un grand club du championnat de France, il souffrait d’un déficit d’image au niveau Européen. Lyon n’a jamais été un grand club à l’échelle européenne comme le prouve son parcours en Champion’s League ou dans les autres coupes d’Europe qui n’a jamais dépassé le stade des quarts de finale. Or grâce à Claude Puel, Lyon s’est affirmé l’an passé comme un grand d’Europe en éliminant le Réal de Madrid en huitièmes de finales de la champion’s league et en se qualifiant aux dépens des Girondins de Bordeaux en quarts de finales. En atteignant pour la première fois les demi-finales de la Champion’s league, Lyon a enfin franchi une nouvelle étape dans sa progression sur le plan Européen. Enfin, Claude Puel a apporté son savoir-faire dans ce club et son intelligence tactique. Il a ainsi repositionné Jérémy Toulalan au poste de stoppeur en charnière centrale et son association avec Cris s’est révélée gagnante en Champion’s league. Il devrait donner de bonnes idées à Laurent Blanc dont le principal chantier est de rebâtir la charnière centrale de l’équipe de France. D’autant plus que Toulalan a été confirmé à ce poste de stoppeur cette saison. Claude Puel a également fait un travail en profondeur en lançant des jeunes comme Gassama en arrière latéral ou Maxime Gonalons au milieu du terrain. L’OL dispose dans son effectif de 6 joueurs qui viennent de remporter l’Euro des moins de 19 ans (Sébastien Faure, Alexandre Lacazette, Enzo Réale, Yannis Tafer, Thimothée Kolodziejczak, Clément Grenier). Il y a donc un réservoir de jeunes important qui va permettre à Claude Puel de faire tourner son effectif en vue de jouer les premiers rôles dans plusieurs compétitions. L’OL dispose d’un effectif pléthorique bien que le groupe n’enregiste que l’arrivée de Jimmy Briand. De nombreux joueurs n’ont jamais rien gagné et ont soif de titres : Michel Bastos, Miralem Pjanic, Hugo Lloris, Jimmy Briand, Aly Cysskho, etc… Donc Claude Puel joue la carte de la stabilité et a réussi son pari de relancer la machine Lyonnaise qui était en fin de cycle à son arrivée. Cette saison devrait être celle de la confirmation pour le jeune espoir du football Bosniaque Miralem Pjanic qui devrait être le maître à jouer de cette équipe Lyonnaise. Il a déjà conquis les coeurs de ses supporters qui sont tous devenus des groupies du Pjanic. Lyon a donc plusieurs atouts qui lui donnent une longueur d’avance cette année dans sa quête du titre :
- la culture de la gagne et l’expérience du plus haut niveau : depuis 10 ans, le club est toujours sorti de sa poule en Champion’s league et a toujours terminé dans les 3 premiers du championnat de Ligue 1
- la stabilité avec un recrutement qui va permettre aux joueurs en place de s’affirmer davantage et la confiance du président à son coach devrait être le terreau des succès à venir
- un effectif pléthorique avec un réservoir de jeunes joueurs talentueux très impressionnant

Quels clubs pourront rivaliser avec Lyon ?

Outsider n°1 : MARSEILLE

L’OM d’abord qui est champion de France en titre. Mais le club phocéen a été trop sage sur le marché des transferts. Actuellement, l’espagnol Azpilicueta est la seule recrue marseillaise. Les rumeurs annoncent le départ imminent de Ben Arfa. Mais on enregistre quand même le retour de prêt d’André Ayew qui au vue de ce qu’il a montré à la coupe du monde et avec Arles-Avignon la saison dernière, pourrait bien être la révélation de cette saison et la bonne surprise Marseillaise. André Ayew est le fils d’un ancien joueur Marseillais, Abedi Pelé. Il a été en 2009 champion du monde des moins de 20 ans avec le Ghana dont il était le capitaine. A la dernière coupe du monde en Afrique du Sud, il s’est imposé dans l’équipe du Ghana qu’il a conduit en quart de finale. Il a été le feu-follet de l’attaque Ghanéenne en Afrique du Sud. On attend beaucoup de lui cette saison. César Azpilicueta pourrait bien faire regretter à ses adversaires de concéder une touche quand on connait la puissance qu’il a au niveau des bras. La moindre touche à proximité des buts adverses devient un corner grâce à lui car c’est un véritable lanceur de javelots. Enfin, le jeune N’Diaye a montré dans les matchs de préparation qu’il pouvait être une excellente doublure de Suleymane Diawara en charnière centrale. Tout le génie de Didier Deschamps a été de repositionner Stéphane M’bia en charnière centrale pour renforcer la défense Marseillaise.

Outsider n°2 : BORDEAUX

Bordeaux a perdu Laurent Blanc, mais enregistre l’arrivée de Jean Tigana. C’est un excellent entraîneur qui a fait ses preuves en France avec Lyon et Monaco où il a gagné le titre de champion de France. Même si Bordeaux a été très discret sur le marché des transferts en enregistrant que la venue majeure du Serbe Savic en défense centrale, le fils de Dusan Savic (ex attaquant de Brest dans les années 80), Tigana a les moyens de bonifier le travail accompli par son prédécesseur, Laurent Blanc. Il dispose d’un groupe de joueurs, d’infrastructures et d’une culture de la gagne qui devraient lui permettre de maintenir Bordeaux parmi l’élite du football Français. Après le départ de Chamakh à Arsenal, l’attaquant Argentin Cavenaghi devrait prendre le pouvoir à la pointe de l’attaque. Il avait été élu meilleur joueur étranger du championnat de France en 2008. L’an passé, il a vécu dans l’ombre de l’attaquant Marocain, Marouane Chamakh. Il devrait exprimer tout son talent cette saison et concrétiser les bons ballons que Yohann Gourcuff lui adressera. On attend cette saison la montée en puissance du jeune Trémoulinas dont la première sélection en équipe de France contre la Norvège récompense son travail l’an passé.

Outsider n°3 : LILLE

Lille dispose d’une perle qui ne devrait pas rester longtemps dans le Nord : Eden Hazard. Ce joueur de rupture devrait encore mettre le feu dans les défenses adverses et se transformer en pourvoyeur de bons ballons pour ses attaquants : Gervinho ou Frau. Le milieu de terrain très équilibré, composé du trident Mavuba, Cabaye et Balmont devrait permetre à Lille de titiller les grandes écuries cette saison et de viser une place dans les cinq premiers. En défense Adil Rami, Debuchy ou l’expérience de son gardien de but Landreau devraient apporter un peu de sérénité à cette équipe.

Outsider n°4: AUXERRE

Auxerre bénéficie du bon travail de son entraîneur, Jean Fernandez. Grâce à lui, le club Bourguignon a gagné le droit de jouer le tour préliminaire de la Champion’s League contre le Zénith de St Pétersbourg. Jean Fernandez est un grand passionné de football. Depuis qu’on l’a découvert à la tête de l’AS Cannes au milieu des années 80, il n’a fait que du bien dans tous les clubs où il s’est arrêté. C’est lui qui a lancé à Cannes Zinedine Zidane et qui a été à la tête du centre de formation du club Azuréen qui a vu grandir des joueurs tels que Patrick Vieira, Johann Micoud, Sébastien Frey, Jonathan Zébina, Peter Luccin, David Jemmali, Laurent Leroy, etc…
Il a fait remonter plusieurs clubs en ligue 1 parmi lesquels Sochaux et le FC Metz. C’est quand il était entraîneur de Metz qu’il s’est déplacé avec Carlo Molinari, son président, pour assister à un match de National entre Brest et Raon l’Etape. A l’issue de ce match de National, il a enrôlé dans le club Lorrain un joueur Brestois alors inconnu : Franck Ribéry.
Nul doute qu’à Auxerre, avec le centre de formation Bourguignon dont il dispose, il devrait continuer de faire des miracles. On attend beaucoup de sa nouvelle recrue, Anthony Le Tallec, qui sera sans doute associé à la pointe de l’attaque avec le Polonais Jelen. Auxerre peut être le club idéal pour relancer la carrière de l’ancien champion du monde des moins de 17 ans en 2001.

Outsider n°5 : PSG

Après une première saison décevante à la tête du club parisien, Antoine Kombouaré a une obligation de résultats cette saison. En effet, la saison dernière le club parisien a terminé treizième du championnat. D’autant plus qu’en cette année où l’on fête les 40 ans du PSG, les dirigeants mènent une politique drastique pour pacifier les tribunes et refaire venir les familles au Parc des Princes. Donc le club a une obligation de résultats pour faire taire la colère des supporters de Boulogne ou d’Auteuil qui ne peuvent plus se réunir dans leur tribunes favorites car les places sont distribuées de manière aléatoire. Le recrutement du PSG a été malin et vise la stabilité. Guillaume Hoareau qui a été souvent blessé l’année dernière devrait être la grande révélation de cette saison. Mais peut-on vraiment parler de révélation tant on connaît le potentiel de ce joueur dont la grande taille lui permet de servir de point d’appui dans l’attaque parisienne. Son association avec le Turc Mevlut Erding devrait faire des étincelles. Le milieu a été renforcé avec l’arrivée du Brésilien Néné qui devrait apporter une touche technique et s’imposer comme le maître artificier de cette équipe où il manquait un tireur de coup-francs l’an passé. Mathieu Bodmer, l’autre recrue, va évoluer au milieu du terrain avec Claude Makélélé. Enfin, on espère que Sességnon sera moins irrégulier cette année car il nous a prouvé qu’il avait beaucoup de talent. Le jeune Mammadou Sakho a gagné ses premiers galons en équipe de France. Il est ce jeune stoppeur gaucher qui séduit Laurent Blanc. Les dirigeants Parisiens vont s’employer avant la fin du mercato à lui trouver un partenaire en charnière centrale. Des noms de grands défenseurs centraux sont régulièrement cités dans la rubrique des transferts : Zébina ou Gallas sont des pistes possibles.
Cette années devrait être l’année de la reconquête pour le PSG, car il y a des jeunes qui ne demandent qu’à s’épanouir à l’instar de Sakho, Chantome, Makonda, Maurice, etc…

Quelles seront les surprises ?

Le championnat qui commence ce soir comportera sûrement des équipes surprises. Qui sera « le tube de l’été » cette saison ? Bien malin qui pourra le deviner! On peut se risquer à avancer le nom de l’AS Monaco dont le technicien Aveyronnais, Guy Lacombe n’a pas fini de nous surprendre. On annonce l’arrivée d’un attaquant Congolais en provenance du Standard de Liège : Dieumerci M’Bokani. L’ex-Rennais, le Suèdois Peter Hansson va renforcer le club de la Principauté en défense centrale. Guy Lacombe pourrait lancer dans le grand bain le jeune Kevin Malcuit qui a montré de belles choses en matchs de préparation. Il pourrait être une des révélations de ce club en attaque.

On salut au passage le retour en Ligue 1 du Stade Brestois après une longue absence. On n’a pas oublié ce club et son président, Yvinnec dans les années 80 qui avait fait venir de grands joueurs dans le championnat de France : Julio Cesar, Jose Luis Brown, Roberto Cabanas, Sergio Goycotchea, etc… Son entraîneur, Alex Dupont qui est un chantre du beau jeu, pourrait créer la surprise en maintenant son équipe à flot en ligue 1…

Enfin, comme chaque saison, Lorient perd ses meilleurs joueurs mais grâce à son entraîneur, Christian Gourcuff, en révèle de nouveaux. Il est fort à parier que Francis Coquelin, champion d’Europe des moins de 19 ans avec l’équipe de France et prêté par Arsenal, pourrait être une des nouvelles trouvailles du sorcier Breton.




Critique du film : L’âge de raison

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La première partie de notre vie est gâchée par nos parents, et la seconde par nos enfants. Je préférais davantage Sophie Marceau quand elle avait l’âge de déraison et qu’elle incarnait ce personnage d’adolescente dans La boom. Mais l’actrice a grandi et aujourd’hui les réalisateurs prennent un malin plaisir à lui donner des rôles où elle est confrontée à des adolescents comme celle qu’elle était dans La boom. En fait, Sophie Marceau est passée dans le camp des parents, comme dans LOL, et cela ne nous rajeunit pas du tout en tant que spectateur.
Elle découvre ainsi qu’être parent, ce n’est pas un jeu d’enfants, surtout quand on est face à des adolescents qui ne savent pas ce qu’ils veulent mais qui le veulent à tout prix…
Dans L’âge de raison, Sophie Marceau incarne le personnage de Margaret qui reçoit le jour de son anniversaire une lettre qu’une petite fille de 7 ans lui a écrite. Il s’avère que cette fillette s’appelle Marguerite et n’est autre que la petite fille qu’elle était quand elle avait 7 ans et qu’elle était pleine de rêves. Elle avait rédigé des lettres et demandé à un notaire de les lui adresser quand elle serait plus grande. Un dialogue se noue entre Margaret, l’adulte qui est devenue une businesswoman, et Marguerite, l’enfant, qui est une enfant insouciante qui rêve de devenir pâtissière pour mariés, exploratrice sur Mars, princesse ou vétérinaire pour Baleine. Toutes ces lettres commencent par « Chère moi-même… » Ce film met donc en scène l’antagonisme entre la petite fille qu’elle était et qu’elle est un petit peu restée malgré sa carapace, et la femme qu’elle est devenue. L’une utilise le rêve comme un exutoire pour fuir sa condition d’enfant dépendante du monde des adultes. L’autre, est une femme d’affaires qui utilise des mots tels que « rentabilité », « prévisionnel », « marge », etc… C’est une négociatrice qui ne laisse pas de place à ses sentiments ou à ses émotions. Mais elle est amoureuse d’un de ses collègues qui partage sa vie. Au fond, Marguerite, en grandissant, est devenue Margaret, afin de dissimuler ses origines provinciales, et de créer un personnage et une vie en adéquation avec son ambition professionnelle. Mais si Maragaret est devenue une princesse dans le domaine du business où elle joue de son charme pour conquérir ses clients et leur vendre des centrales nucléaires, elle rêve de redevenir la petite fille qu’elle était quand elle rêvait de devenir la femme qu’elle est devenue. Le notaire, qui joue le rôle de second père pour elle, lui cite une phrase de Picasso : « Deviens celui que tu es. » C’est en fait une phrase de Pindare qui nous invite à nous remettre en question afin de réaliser notre destin.
Ce film de Yann Samuell est très onirique et il nous entraîne dans l’univers de l’enfance que le réalisateur avait déjà exploré avec son précédent long-métrage : Jeu d’enfants. Il nous rappelle le film de Michel Gondry : La science des rêves. Shakespeare écrivait : « Nous sommes tous de l’étoffe dont les rêves sont faits. »
Il est tout à fait épatant de se rendre compte que le film qui démarre sur les chapeaux de roue en ce moment, Inception, aborde également le thème du rêve mais sans l’associer au thème de l’enfance. Car dans Inception, Leonardo Di Caprio, réalise de l’espionnage industriel en habitant les rêves d’hommes d’affaires dans le but d’introduire insidieusement une idée dans leur cerveau. Le spectateur a de plus en plus de mal à discerner quelle est la frontière qui sépare le rêve du réel. Dans Inception, quand un protagoniste meurt, c’est qu’il est en train de se réveiller. Pascal avait raison de se demander : « Qui sait si la vie n’est pas un rêve dont nous nous réveillerons tous à la mort? » La vie est un rêve, c’est le réveil qui nous tue. C’est parce que son épouse, incarnée par Marion Cotillard, était persuadée que sa vie était un rêve qu’elle a choisi de se suicider. Or en mourant, elle finit par hanter les cauchemars de son mari, Léonardo Di Caprio.
C’est également dans le domaine des rêves que nous transporte L’âge de raison, mais avec les effets spéciaux en moins. Dans ce dernier film, il s’agit d’un rêve éveillé que l’héroïne fait en nouant ce dialogue interne avec la petite fille qu’elle était et en nous ouvrant les portes de son imaginaire d’enfant. Ce film de Yann Samuell nous enseigne qu’il faut avoir des rêves assez grands pour ne pas les perdre de vue pendant qu’on les poursuit.
Si le compagnon de Margaret rêvait plus jeune de devenir pilote de course, il imagine à l’âge adulte que les contrats qu’il remporte sont autant de moyens de doubler la concurrence et de terminer premier dans la course qu’il a engagé avec ses adversaires dans le monde des affaires!
Son compagnon lui offre pour son anniversaire une bague avec laquelle il a joint sur un petit morceau de papier la liste de tous les prénoms des enfants qu’il rêve d’avoir avec elle. Mais avant d’avoir des enfants et de devenir mère, Margaret doit se réconcilier avec l’enfant qui est en elle et qui lui adresse tous les ans des lettres. Si elle n’est ni devenue princesse, ni vétérinaire pour baleine, ni exploratrice sur Mars, ni pâtissière pour mariés, c’est qu’elle est devenue quelqu’un d’autre. Mais qui ? Pour savoir où l’on va, il ne faut jamais oublier d’où l’on vient. Or Margaret a oublié sa famille et rompu avec son frère les liens qui les unissaient dans l’enfance. En se remettant en cause, Margaret découvre qu’il est plus important de réussir sa vie que de réussir dans la vie. La dernière leçon que je retiendrai de ce film, c’est que l’âge véritable, celui qui compte, ce n’est pas le nombre des années que nous avons vécu, mais le nombre des années qu’il nous reste à vivre.




Le jeu de l’ange de Carlos Ruiz Zafon : et la chair s’est fait verbe!

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Quand on veut tuer le temps, rien de tel qu’un bon livre dans lequel il n’y a aucun temps morts. Carlos Ruiz Zafon est un auteur espagnol à la mode dont les deux romans ont été des grands best sellers ces dix dernières années. Son dernier roman, Le jeu de l’ange, nous fait pénétrer une nouvelle fois dans l’univers gothique du Barcelone des années 20. Certains écrivains mettent des livres dans leur bibliothèque. Carlos Ruiz Zafon met sa bibliothèque dans ses livres. En effet, on retrouve le cimetière des livres oubliés dans ce nouvel opus. C’est un lieu magique qu’on avait déjà découvert dans son précédent roman, L’ombre du vent. Le cimetière des livres oubliés n’est pas tout à fait un cimetière car il permet aux livres de ne jamais entièrement disparaître de la mémoire des hommes. Ce livre est un thriller ésotérique qui est écrit dans la même veine que le roman de Arturo Perez-Reverte : Club Dumas.
Le jeu de l’ange fait référence à ce personnage mystérieux, Andréas Corelli, qui propose au jeune héros de cette histoire un marché : écrire un livre spécial en échange de 100 000 Francs. Ce personnage étrange, que le héros, David Martin, appelle aussi le Patron, porte une broche qui représente un ange. Cet homme va même aller jusqu’à guérir le jeune écrivain d’une tumeur au cerveau pour lui donner les moyens de se consacrer à l’écriture de ce livre qui doit selon ses propres termes fonder une nouvelle religion. Ce marché évoque évidemment Le portrait de Dorian Gray d’Oscar Wilde ou encore Faust de Goethe car dans ces deux romans, le héros conclut un pacte et vend son âme au diable. Dans le roman d’Oscar Wilde, Dorian Gray reste éternellement jeune pendant que son portrait vieillit à sa place. Dans l’histoire de Zafon, le héros découvre que les livres ont une âme : celle de ceux qui les ont écrit, et celle de ceux qui les ont lu. Ce roman constitue un thriller fantastique qui a pour cadre Barcelone, et dans lequel le héros se bat pour vivre un amour impossible avec Cristina, la fille du chauffeur de son bienfaiteur, Don Pedro Vidal. En effet, cet homme riche est le mentor de David Martin car il l’initie au métier de journaliste et lui permet de mettre le pied à l’étrier dans sa carrière d’écrivain. Ce roman raconte plusieurs histoires, celle de Diego Marlasca, un avocat qui a conclu le même pacte avec l’ange plusieurs années auparavant : consacrer un an de sa vie à écrire une oeuvre spéciale afin de retrouver l’âme de son enfant défunt. La sorcière du Sorromostro avait raconté à Diego Marlasca un sortilège, une vieille légende de pêcheurs selon laquelle quand un homme perd son chemin dans la vie et sent que la mort a mis son âme à prix, il lui faut trouver une âme pure qui souhaite se sacrifier pour lui. Il peut alors y camoufler son coeur noir, et la mort, aveugle, l’oublie.
David Martin, habite la maison que Diego Marlasca a habité avant de mourir dans un mystérieux accident. Il écrivait également un roman pour le patron sur la même machine à écrire Underwood.
Le Patron, cet étrange éditeur parisien, Andreas Corelli, dont les cils ne battent jamais, évoque l’image de lucifer. Car le diable, est un ange déchu. En latin, Lucifer fait référence étymologiquement au porteur de lumière (lux = lumière). Le diable exige donc l’écriture d’un livre spécial qui devra fonder une nouvelle religion et s’inspirer de textes sacrés comme la Bible.
Ce roman est comme un miroir où nous trouvons seulement ce que nous portons déjà en nous. On appréciera l’épanadiplose dans les dernières pages. En effet, au début de l’histoire, David Martin a toutes les peines du monde pour identifier l’homme qui donne la main à Cristina sur une vieille photo qui a été prise quand elle avait à peine 5 ans. C’est à la fin du livre, que David parvient à mettre un nom sur cet homme qu’on aperçoit de dos… car il le rencontre au moment précis où la photo est prise. C’est la magie du conte dont use et abuse Carlos Ruiz Zafon pour nous entraîner dans ce labyrinthe d’histoires où le lecteur se perd mais retrouve le plaisir de la lecture… Grâce au Jeu de l’ange, Carlos Ruiz Zafon reprend du poil de la bête. Ce roman est encore une fois envoûtant et nous réconcilie avec la lecture dont le but est souvent de rendre visible l’invisible! Car la plus grande ruse du diable est de nous faire croire qu’il n’existe pas.




Laurent Blanc : le retour du grand Bleu

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Après le succès des Bleuets à l’Euro des moins de 19 ans vendredi dernier au dépens de l’Espagne, la nouvelle génération 91 nous fait enfin espérer des lendemains qui chantent pour le football Français. Comme le disait si bien Oscar Wilde : « Les jeunes sont toujours prêts à faire bénéficier leurs aînés de leur inexpérience. » Gaël Kakuta, Gilles Sunu, Yannis Tafer, Alexandre Lacazette, Antoine Griezmann, Chris Mavinga, Sébastien Faure sont les héros de cette nouvelle génération qui devrait éclore dans les années à venir. C’est finalement ces jeunes joueurs qui donnent des leçons à leurs aînés avec une belle insolence en leur montrant la marche à suivre. En attendant de les voir intégrer pour certains l’équipe de France qui disputera l’Euro que les bleus accueilleront en 2016, tout est à reconstruire après le fiasco de la coupe du monde. Jeudi prochain, Laurent Blanc doit annoncer la liste des 20 joueurs qu’il aura retenu pour le match amical en Norvège.
Après avoir annoncé l’exclusion des 23 mondialistes pour ce déplacement, cette punition arrange davantage les anciens car elle les dispense d’un match sans enjeu au moment où ils reprennent l’entraînement après leur vacances. Certains ne sont pas en forme physiquement pour briller au cours de ce match. Néanmoins, en sélectionnant 20 nouveaux joueurs, Laurent Blanc crée une saine émulation au sein du groupe France puisqu’il donne la possibilité à des jeunes de bousculer la hiérarchie en place et de prouver qu’ils ont leur place en équipe de France.
Le plus grand chantier pour Laurent Blanc sera de se trouver un successeur. En effet, depuis sa retraite internationale après l’Euro 2000, aucun joueur ne s’est imposé au poste de libéro. Il y a bien eu Franck Leboeuf qui a pris sa suite avec le succès qu’on connait au mondial en Corée du Sud et au Japon. Finalement, le joueur qui s’en est le mieux sorti, c’est Lilian Thuram qui a été repositionné en charnière centrale pour la coupe du monde 2006, alors qu’il évoluait auparavant en équipe de France en tant qu’arrière latéral.
Laurent Blanc a reconnu qu’il n’y a pas de grandes équipes sans une bonne charnière centrale. Il lui faudra donc trouver deux joueurs complémentaires pour évoluer aux postes de libéro et de stoppeur. Il est fort à parier que Laurent Blanc emboîte le pas de Claude Puel qui a décidé de titulariser cette saison Jérémy Toulalan au poste de stoppeur. Mais si Toulalan a montré de belles choses en tant que stoppeur avec Lyon l’an passé en Champion’s league, il restera à Laurent Blanc de trouver un joueur complémentaire qui développe au poste de libéro une grande complicité avec le défenseur Lyonnais.
Après le fiasco du mondial, de nombreux livres font florès en librairie pour nous relater le film des évènements. Parmi ces ouvrages, il y a Le roman noir des bleus d’Eugène Sacomano et de Gilles Verdez. Mais il faut maintenant tourner la page. Avec un nouveau sélectionneur pour succéder à Raymond Domenech, les Français rêvent de se réconcilier avec leur équipe nationale. Le roman noir des bleus nous intéresse moins que le nouveau roman que Blanc s’apprête à écrire avec les bleus. On espère qu’il s’agira de très belles pages pour l’équipe de France.
En attendant de rappeler les mondialistes pour jouer dès Septembre des matchs de qualification à l’Euro 2012, Laurent Blanc doit composer une équipe de France new look. D’après les 30 pré-convocations qu’il a envoyées, on peut affirmer que 90% de sa liste sera constituée des joueurs suivants :

Stéphane Ruffier (Monaco), Nicolas Douchez (Rennes), Mathieu Debuchy (Lille), Rod Fanni (Atletico Madrid), Adil Rami (Lille), Laurent Koscielny (Arsenal), Michaël Ciani (Bordeaux), Benoit Tremoulinas (Bordeaux), Aly Cissokho (Lyon), Mathieu Chalmé (Bordeaux), Charles N’Zogbia (Wigan), Philippe Mexès (AS Rome), Jérémy Mathieu (FC Valence), Rio Mavuba (Lille), Florent Balmont (Lille), Yohan Cabaye (Lille), Lassana Diarra (Réal Madrid), Yann MVila (Rennes), Moussa Sissoko (Toulouse), Blaise Matuidi (St Etienne), Benoit Cheyrou (Marseille), Samir Nasri (Arsenal), Anthony Le Tallec (Auxerre), Bafetimbi Gomis (Lyon), Jimmy Briand (Lyon), Jérémy Menez (AS Rome), Hatem Ben Arfa (Marseille), Loïc Rémy (Nice), Karim Benzema (Réal Madrid), Guillaume Hoareau (PSG)

On se doute qu’on ne reverra plus bon nombre de ces joueurs après le match contre la Norvège. Laurent Blanc aura toute latitude pour rappeler les cadres qui se sont tristement rendus célèbres en Afrique du Sud. Il y a parmi les 23 joueurs sélectionnés pour la coupe du monde de grandes individualités. Mais ce n’est pas la perle qui fait le collier, c’est le fil. On compte sur Laurent Blanc pour apporter davantage de liant à ce groupe, insuffler un esprit d’équipe et redonner une âme à cette équipe de France. Comme disait si bien Aimé Jacquet :  » Ce n’est pas le fait de porter le même maillot qui fait une équipe, c’est de transpirer ensemble. « 







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