• Accueil
  • > Archives pour juillet 2010

Les bleuets en finale de l’euro

27072010

kakutaestsuspendupourquatremois.jpg

La génération 91 s’est distinguée cet après-midi et a fait honneur au football Français en se qualifiant pour la finale de l’Euro des moins de 19 ans. En battant la Croatie 2-1, la France aura l’occasion de prendre sa revanche contre l’Espagne qui l’avait battue 4-0 en Turquie en finale de l’Euro 2008 des moins de 17 ans. Cette équipe de France a brillé après s’être imposée contre les Pays-Bas 4-1, puis contre l’Autriche 5-0. Les bleuets ont enfin fini premier de leur poule en faisant match nul contre l’Angleterre 1-1. Le premier objectif de ces bleuets est donc atteint. En atteignant les demi-finales de cet Euro des moins de 19 ans organisé en Basse-Normandie, la France se qualifie automatiquement pour le mondial qui aura lieu en Colombie en 2011. Cette équipe a pour ossature des joueurs de l’Olympique Lyonnais tels que Thimothée Kolodziejczak, l’arrière latéral, Sébastien Faure, le libéro, Yannis Tafer, l’attaquant, sans compter sur le banc, Alexandre Lacazette ou Enzo Réale. Il y a aussi beaucoup de talents et des joueurs très prometteurs : Chris Mavinga, le stoppeur, ex-PSG, qui évolue à Liverpool, Gilles Sunu, le meneur de jeu, qui appartient à Arsenal et apporte une touche technique au milieu de terrain, et Antoine Griezmann, l’ancien Montpeliérain qui joue à la Réal Sociedad. Gaël Kakuta, fait figure de star dans cette équipe avec son n°7. C’est lui qui remet la France sur les bons rails après 5 premières minutes catastrophiques qui ont vu la Croatie ouvrir le score par Adami. Mais suite à une erreur d’un défenseur Croate qui se troue, Kakuta se retrouve idéalement placé pour ajuster à la 37ème minute le gardien de but Croate, Matej Delac, son coéquipier à Chelsea. Gaël Kakuta a été formé à Lens et évolue à Chelsea. Il est considéré par beaucoup d’observateurs comme le joueur le plus doué de son équipe. Son partenaire, Obi-Mikel, dit même que pour lui prendre le ballon, il n’y a qu’une seule solution : faire faute sur lui.
En deuxième mi-temps, sans être jamais menacé par les Croates, les Bleuets se créent de belles occasions qui aboutissent au but victorieux du nouvel entrant, le Sochalien, Cédric Bakambu, qui mystifie une deuxième fois Delac et propulse la France en finale. Ces Bleuets ne pouvaient pas faire de plus beau cadeau d’anniversaire à leur entraîneur, Francis Smerecki qui venait de souffler dimanche ses 61 bougies. On retiendra de cette campagne européenne des promesses pour l’avenir : celle d’Antoine Griezmann, l’ailier virevoltant de la Réal Sociedad, aux faux airs de Jérôme Rothen qui est un de ses ailiers qui devrait dans les années futures déployer ses ailes… On a apprécié aussi la performance de Francis Coquelin qui a perforé la défense Croate à la 82ème minute avant de décaler Cédric Bakambu qui à la manière de Thierry Henry a inscrit le but de la victoire d’un plat du pied.
Vendredi prochain, l’équipe de France des moins de 19 ans a rendez-vous sur cette même pelouse du stade Michel d’Ornano avec l’ogre espagnol, le grand favori de l’épreuve. Cette équipe de France nous fait enfin rêver à des lendemains qui chantent pour le football Français!




Quels joueurs Laurent Blanc va-t-il sélectionner en équipe de France contre la Norvège ?

24072010

Image de prévisualisation YouTube

En proposant au conseil fédéral d’exclure les 23 joueurs présents à la coupe du monde pour le match amical de l’équipe de France en Norvège, Laurent Blanc envoie un signe fort aux joueurs pour marquer son territoire.

Il s’agit d’une décision démagogique et symbolique qui ne vise pas forcément à faire table rase du passé mais à sanctionner à moindre frais les 23 joueurs coupables d’avoir fait grève de l’entrainement le 20 juin dernier. Cette exclusion ne signifie pas que ces joueurs soient définitivement bannis de l’équipe de France. Il s’agit juste, pour sa première sélection, de marquer le coup, à l’occasion d’un match amical sans enjeu. Laurent Blanc aura toute latitude, par la suite, pour les réintégrer en équipe de France.

En prenant une telle mesure, Laurent Blanc a 4 objectifs :
1/ affirmer son autorité vis-à-vis des joueurs en leur faisant comprendre que s’ils veulent revenir en équipe de France, ils doivent faire profil bas et mieux se conduire
2/ Mettre l’opinion publique dans sa poche car elle attendait des mesures fortes. Pour Laurent Blanc, il s’agit juste d’une décision démagogique dont le but est de contenter les gens qui se reconnaissent de moins en moins dans cette équipe de France.
3/ permettre aux 23 joueurs de se faire oublier le temps que la vindicte publique dont ils font l’objet se calme.
4/ Enfin, en sanctionnant les 23 joueurs qui étaient présents à la coupe du monde, Laurent Blanc ne désigne pas de bouc émissaire et met l’accent sur la responsabilité collective des joueurs dans cette mutinerie. Il est donc fin stratège car il ne fait aucune différence entre les joueurs même si l’on sait que leur implication dans la grève est différente et qu’il y a des responsabilités individuelles. Ainsi, Laurent Blanc ne se fâche avec aucun joueur qui aurait pu par la suite refuser une sélection s’il avait été pointé du doigt.

Le nouveau sélectionneur a déclaré au cours de sa première conférence de presse qu’il est tenu par une obligation de résultats et son rôle est d’aligner l’équipe la plus compétitive et la plus performante possible. Il va donc selon toute vraissemblance rappeler bientôt des joueurs en équipe de France parmi ceux qui se sont tristement fait remarquer en Afrique du Sud. Il s’est d’ailleurs désolidariser de Lilian Thuram qui envisageait en tant que membre du conseil fédéral d’exclure définitivement les leaders de cette sédition.

Si le nouveau sélectionneur ne veut pas jouer les pères fouettards, il laisse le soin à d’autres de le faire à sa place. Une commission d’enquête composée de Laurent Davenas, Jacques Riolacci et Patrick Braouezec doit remettre son rapport le 5 Août pour déterminer les responsabilités dans la mutinerie de Knysna. Trois joueurs risquent des sanctions : Patrice Evra, William Gallas et Eric Abidal sont désignés comme les trois principaux leaders de cette grève du 20 juin. Soit trois joueurs sur quatre qui composaient la défense de l’équipe de France en Afrique du Sud. Sagna est hors de cause. Bizarrement, pour les enquêteurs, le rôle de Ribéry dans cette mutinerie reste trouble. Anelka n’était pas dans le bus donc il n’est pas concerné par ce rapport d’enquête. Mais je doute qu’on le revoie de sitôt en équipe de France et il devrait être sanctionné pour ses insultes envers Raymond Domenech.

Jérémy Toulalan est coupable d’avoir fait rédiger par son attaché de presse le communiqué que Raymond Domenech a lu. Mais il ne devrait pas être inquiété car il cherchait à trouver la meilleure formulation possible au message que voulaient faire passer ses coéquipiers…

Laurent Blanc devrait apporter sa touche personnelle dans cette équipe de France et tourner la page définitivement de cette Coupe du monde 2010. Mais des joueurs comme Lloris, Toulalan, Gourcuff, Diaby, etc… ont encore un avenir en bleu et on voit mal comment Blanc pourrait se priver de certains joueurs sachant qu’ils ont une marge de progression encore très grande. Jusqu’à maintenant, Laurent Blanc a joué un rôle de mentor dans la carrière de Gourcuff qu’il a relancé à Bordeaux après son échec au Milan AC. Gourcuff est son protégé donc Laurent Blanc devrait rebâtir l’équipe de France avec un tel joueur dont le talent est indéniable. Rappelez-vous juste du but qu’il a inscrit contre le PSG l’année du titre de champion de France pour Bordeaux.

En bleu aussi il a fait de belles choses (le but contre la Roumanie par exemple). Mais en Afrique du Sud, il n’a pas pu exprimer tout son talent car il était boycotté par certains joueurs! A 24 ans, l’avenir appartient au meneur de jeu Girondin. Laurent Blanc et son adjoint Jean-Louis Gasset devraient créer les conditions optimales dans cette équipe de France pour que Gourcuff devienne un de ses nouveaux leaders… Le retour de Henri Emile en tant que intendant va permettre de restaurer une meilleure ambiance dans cette équipe et d’assainir l’atmosphère dans le groupe.

En Norvège, on devrait revoir Lassana Diarra. Blanc pourra faire appel à la fois à des joueurs qui ont été oubliés dans la liste des 23 comme Nasri, Landreau, Fanni, Ben Arfa, Aly Cissokho, Moussa Cissoko ou Mexes et à des jeunes qu’il aura l’occasion de lancer. Ruffié n’ést pas concerné par la sanction, donc il pourrait aussi être du voyage en Norvège à moins que ce ne soit Douchez.

Le nouveau sélectionneur aura la possibilité de tester des joueurs comme Koscielny, Briand, Rémy, M’vila et un joueur que Blanc a lancé à Bordeaux et que j’aime beaucoup : Benoit Tremoulinas. Les autres joueurs pressentis sont : Kakuta, M. Sakho, Cabaye, Menez, Gameiro, Hoarau, Mavua, Rami, Sylvain Marvaux.

Parmi les surprises on pourrait pourquoi pas voir le jeune Tabanou honorer sa première sélection en équipe de France. Enfin, il n’est pas exclu que Laurent Blanc rappelle des anciens comme David Trézéguet ou Patrick Vieira…

Cette équipe de France qui défiera la Norvège devrait se construire autour de Karim Benzema. En effet, sa mise en examen dans un premier temps avait amené à l’exclure de toute sélection comme le suggérait Fernand Duchaussoy. Mais Frédéric Thiriez qui est avocat de profession a pris la défense de Ribéry (également mis en examen dans l’affaire Zahia) et de Benzema en rappelant qu’on ne doit pas ignorer la présomption d’innocence. De plus, un témoignage nouveau qui émane d’une ex petite amie de Benzema semble disculper le joueur du Réal qui aurait été en compagnie de celle-ci et non de Zahia au moment où les faits lui sont reprochés.

Il y a parmi les 23 joueurs sélectionnés pour la coupe du monde de grandes individualités. Mais ce n’est pas la perle qui fait le collier, c’est le fil. On compte sur Laurent Blanc pour apporter davantage de liant à ce groupe, insuffler un esprit d’équipe et redonner une âme à cette équipe de France. Comme disait si bien Aimé Jacquet : « Ce n’est pas le fait de porter le même maillot qui fait une équipe, c’est de transpirer ensemble. »

Enfin pour finir sur une note optimiste, l’équipe de France des moins de 19 ans vient de se qualifier pour la demi-finale du championnat d’Europe. En effet, les bleus ont arraché leur qualification en faisant match nul contre l’Angleterre 1-1 grâce à un but du Lyonnais Tafer. La relève est assurée… En 2016, certains de ces joueurs pourraient bien participer à l’aventure de l’Euro en France!




L’Italien : critique du film d’Olivier Baroux avec Kad Merad

23072010

kad.jpg

J’ai vu récemment au cinéma la comédie d’Olivier Baroux avec son complice de toujours, Kad Merad dans le rôle titre.
Ce film m’a agréablement surpris car il a une dimension sociale intéressante au moment où le débat sur l’identité nationale est exacerbé par les médias. Qu’on s’appelle Dino ou Mourad, on est tous égaux. Surtout quand on s’appelle Dino.
Ce film nous relate la double vie de Dino Fabrizzi qui travaille dans une concession Masserati, à Nice où il brigue un poste de directeur. A quarante ans, il sort avec une femme qui a succombé à son charme. Mais aux yeux de sa famille qui vit à Marseille, il s’appelle toujours Mourad Ben Saoud. Sa vie est compartimentée entre son travail et sa vie amoureuse d’un côté où tout le monde le connaît sous sa fausse identité de Dino Fabrizzi et son cercle familial où on le connaît sous son vrai nom de Mourad Ben Saoud. Il fait croire à sa famille qu’il vit en Italie à Rome afin de la tenir éloignée de sa vie professionnelle. Un jour, son père a une crise cardiaque et sur son lit d’hôpital, il demande à son fils, Mourad, de faire le Ramadan à sa place.
Ce dernier se retrouve dans une situation inextricable : faire croire à ses collègues qu’il ne fait pas le ramadan tout en leur faisant croire qu’il est Italien.
Ce film traite du délit de faciès et nous met en face de nos propres préjugés. Dino Fabrizzi aurait-il eu les mêmes chances pour trouver un emploi et un logement s’il s’était présenté sous son identité de Mourad Ben Saoud ?
Le Ramadan, va être pour Dino Fabrizzi, l’occasion de réaliser une quête spirituelle et de se révéler aux autres…
En révélant sa véritable identité, Dino ou plutôt Mourad perd tout : son travail car il démissionne, sa compagne car celle-ci se sent trahie… Mais le message de ce film c’est qu’il vaut mieux tout perdre que se perdre. Il nous enseigne également que pour savoir où l’on va, il faut toujours se rappeler d’où l’on vient…
Les acteurs sont tous plus attachants les uns que les autres, de Guillaume Galienne, en passant par Valérie Benguigui ou Kad Merad qui est très convaincant dans la peau de ce personnage. On appréciera au passage la prestation de Saphia Azzedine, cette jeune femme écrivain dont les livres ont obtenu un bon accueuil notamment auprès des critiques les plus acérées (Naulleau et Zemmour). Elle incarne la soeur de Mourad Ben Saoud.
Ce film est une comédie populaire qui, sous le prétexte de nous divertir, nous entraîne sur un terrain plus profond… Il nous interroge : « Qui sommes-nous vraiment ? » Au fond, nous ressemblons tous un peu à Dino Fabrizzi car la vie de tous les jours met en scène le conflit permanent qui existe entre celui que nous sommes vraiment et celui que nous désirons être. Dans le monde du travail nous jouons tous un rôle ou un personage qui nous éloigne de ce que nous sommes vraiment ou de ce que nous croyons au plus profond de nous. Le paraître prend le dessus sur l’être. Entre ce que nous sommes et ce que nous croyons être, il y a toujours un décalage…
J’ai beaucoup aimé ce film : Kad Merad est épatant de douceur virile. Il est vendeur dans une concession Masseratti et il joue sur tous les clichés positifs que nous avons des Italiens. Le colisée, l’accent chantant, le côté séducteur et macho. Il appelle son amie « Mi Regazza ». Jean Cocteau écrivait : « Les italiens sont des Français de bonne humeur. » Même s’il joue un personnage et il triche, il n’en reste pas moins un employé modèle qui a réussi dans son métier sans forcément marcher sur les pieds de ses collègues qu’il essaie de mettre en valeur. Son personnage est attachant et on entre en empathie avec lui. La PNL (programmation neuro-linguistique) nous incite à pratiquer la synchronisation verbale et non verbale afin de mieux communiquer avec les autres. Pour transformer la résistances des autres en assistance, il faut leur donner l’impression qu’on leur ressemble car comme dit le proverbe « qui s’assemble se ressemble »… Le racisme ou la peur de l’autre naît souvent du rejet de nos différences. Dino Fabrizzi, pratique la PNL comme Mr Jourdain faisait de la prose dans le savoir. Il gomme ses différences avec les autres : il s’est inventé un personnage afin de mieux ressembler aux autres. Il est européen, et ses clients qui lui achètent des voitures italiennes ont un a priori positif sur l’Italie. Ce film évoque aussi la difficulté de s’intégrer en France pour des étrangers à qui on demandait juste de se faire assez petit pour ne pas déranger… Mais ce film porte un message oecuménique car il nous rappelle à l’instar d’Antoine de Saint-Exupéry que « Celui qui diffère de moi, loin de me léser, m’enrichit. »
Si l’origine de la haine, c’est la haine des origines… L’origine de l’amour, se trouve dans l’amour de ses origines…
Qu’il s’appelle Dino ou Mourad, l’amour n’a pas de frontières et le film nous offre une happy end. Ce n’est pas les lieux qu’on habite mais son coeur!




Le roman noir des bleus d’Eugène Saccomano et de Gilles Verdez

17072010

saccomano.jpg

Eugène Saccomano et Gilles Verdez nous livrent leur analyse du fiasco de l’équipe de France dans Le Roman noir des Bleus aux éditions de la Martinière. En quatrième de couverture, l’éditeur fait une promesse aguicheuse pour appâter les supporters assidus de l’équipe de France : « Les auteurs avaient leurs sources dans la place et racontent comment Escalettes et Domenech ont perdu les pédales ».
C’est malheureusement une promesse qui m’a laissé sur ma faim à la lecture de ce livre de 152 pages où on n’apprend rien de nouveau. Même si on apprécie la faconde d’Eugène Saccomano à la radio dont la voix a commenté les plus beaux matchs de football de ces 30 dernières années, pour ce qui est de ce fiasco, il n’a aucune révélation nouvelle à nous faire.

Qui est la taupe des bleus ?

Néanmoins, Gilles Verdez et Eugène Saccomano sont assez roués pour connaître les ficelles de leur métier, le journalisme. Et ils nous livrent dès les premières pages, la méthode infaillible pour débusquer dans une équipe, quelle est la taupe, c’est-à-dire ce joueur qui par ses indiscrétions, va confier à la presse les compositions d’équipe 24 heures à l’avance et permettre à certains journalistes d’obtenir les félicitations de leur rédaction lorsqu’ils ont annoncé 11 joueurs titulaires sur 11. Cette taupe, donne également des informations en or sur la vie du groupe. Canal + l’a bien compris en enrôlant un joueur encore en activité tel que Sylvain Viltord dont la proximité avec certains joueurs était assez providentielle pour faire la part belle aux confidences. Mais la mutinerie des joueurs a entraîné le mutisme de Viltord qui était trop proche de certains pour pouvoir trahir quelque secret que ce soit!
Mais pour revenir au mode d’emploi pour trouver la taupe de l’Equipe, il suffit de lire Gilles Verdez et Eugène Saccomano :

Pour connaître une « taupe », il faut regarder attentivement les notes des joueurs dans les journaux. Celui qui a raté son match et hérite d’un 5 sur 10 de circonstance est suspect…
Le roman noir des Bleus – Gilles Verdez et Eugène Saccomano page 9

Au lendemain du match France – Uruguay, les joueurs Français ont été notés par l’Equipe de la manière suivante :

Toulalan => 6
Lloris => 6
Sagna => 5
Gallas => 5
Abidal => 6
Evra => 5
Gourcuff => 3
Diaby => 6
Govou => 3
Ribéry => 3
Anelka => 3

Au lendemain de la déroute des bleus contre le Mexique, les notes de l’Equipe étaient les suivantes :

Anelka => 3
Lloris => 6
Sagna => 4
Gallas => 3
Abidal => 4
Evra => 3
Toulalan => 4
Diaby => 3
Govou => 3
Ribéry => 3
Malouda => 5
Gignac => 3

Enfin, après la dernière défaite de la France contre l’Afrique du Sud, l’Equipe évaluait les Bleus ainsi :

Lloris => 4
Sagna => 4
Squillaci => 5
Gallas => 4
Clichy => 4
Gourcuff => non noté
Allou Diarra => 4
Diaby => 3
Gignac => 3
Malouda => 6
Djibril Cissé => 4
Ribéry => 5

Cette méthode ne nous permet d’identifier la « taupe » dans le cas où elle serait un remplaçant ou un membre du staff tricolore. De plus, en supposant, qu’elle ait fait de bonnes prestations, il est tout aussi difficile de la repérer. Mais est-ce vraiment important de savoir qui c’est ? N’est-ce pas tomber dans le ridicule de ces joueurs qui étaient plus concernés par la recherche du « traitre » que par la préparation de leur dernier match de Coupe du monde ?
Si aux yeux de beaucoup, les oreilles de Domenech ont des murs, les murs des vestiaires avaient des oreilles car les propos d’Anelka ont été divulgués par l’Equipe le surlendemain.

La lecture de ce livre est tout de même intéressante car elle nous permet de décrypter l’échec de l’équipe de France. Il y avait au sein de ce groupe une ambiance délétère car très vite un antagonisme est apparu et deux clans se sont dégagés : le groupe des cités d’un côté et la bande des intellos de l’autre. Gourcuff s’est retrouvé en position de faiblesse dans cette équipe où il a joué un rôle de bouc-émissaire. Il aurait eu notamment un conflit avec Ribéry qui n’a pas manqué une occasion de le rabaisser par ses moqueries incessantes. On lui a reproché par exemple son échec dans ses jeunes années au Milan AC. Gourcuff a donc dû prendre sur lui pour supporter les sarcasmes de ses coéquipiers. Un clan a pris le pouvoir dans cette équipe : il s’agit de joueurs comme Gallas, Henry, Anelka, Malouda, Ribéry, Abidal et Diaby qui ont des affinités ensemble. Mis en minorité dans ce groupe, Gourcuff se rapproche de Toulalan et de Lloris, les deux compères de l’Olympique Lyonnais.
Domenech va très vite perdre le contrôle de la situation car en pratiquant l’isolement à outrance, il s’est enfermé dans une logique qui le condamnait dès le départ. L’équipe de France s’est retrouvée au Pezula Resort en vase clos, livrée à elle-même, et au moment où le groupe implose, Domenech perd le contrôle car les personnes qui auraient pu avoir une quelconque influence sur les joueurs ont été éloignées. On regrettera par exemple qu’un homme de la compétence de Jean-Michel Aulas n’ait pas été davantage impliqué dans le club France. Son expérience et son autorité auraient pu désamorcer les conflits…
De plus Domenech a manqué de tact vis-à-vis de certains joueurs et son mode de management ne va pas tarder à se retourner contre lui. Au fil des ans, il a écarté manu militari des joueurs cadres comme Robert Pirès ou David Trézéguet sans qu’on n’ait réellement compris les raisons sportives…
Il a écarté Vieira de la liste des 30 en ne prenant même pas la peine de le prévenir. Vieira aurait pu jouer un rôle de leader dans ce groupe en qualité d’ancien champion du monde.
Par ailleurs, il génère beaucoup de frustrations chez des joueurs clés comme Thierry Henry qui a été déchu de son rôle de capitaine. La logique aurait voulu qu’il remette le brassard à William Gallas qui, à 32 ans, estimait avoir assez d’expérience pour le mériter. Mais il l’a remis à Patrice Evra. C’est sa grande erreur en ce début de mondial car Patrice Evra était novice dans ce rôle de capitaine. Or il n’avait ni la capacité pour diriger un groupe complexe, ni l’expérience, ni l’autorité morale.
Le mondial en Afrique du Sud a creusé un fossé encore plus béant entre l’équipe de France et les Français. Aucun match de préparation n’a eu lieu au Stade de France. C’est vous dire l’impopularité des Bleus avant le mondial.
La mutinerie des joueurs a mis l’intérêt individuel d’un joueur, Nicolas Anelka, au-dessus de l’intérêt général.
Juste avant le coup d’envoi de cette coupe du monde, les déclarations de Rama Yade sont prémonitoires :

Je n’aurais pas choisi cet hôtel. J’avais appelé les instances à la décence. L’Espagne a choisi un campus universitaire [...]. Si les résultats ne sont pas à la hauteur de nos attentes, les instances devront s’expliquer. J’attends que l’équipe de France nous éblouisse par ses résultats plus que par le clinquant des hôtels.

En 2008, les mauvais résultats de l’équipe de France sont en partie dûs à un conflit inter-générationnel dévastateur. C’est la guerre des egos qui a plombé cette équipe en 2010.

Domenech – Anelka : le clash

A la mi-temps du match France – Mexique, Domenech reproche à Anelka son positionnement sur le terrain. L’attaquant de Chelsea a dézoné à plusieurs reprises malgré le schéma tactique mis en place par son sélectionneur. Devant son absence de réaction dans les vestiaires, Domenech aurait demandé à Gignac d’accélérer son échauffement. C’est à ce moment qu’Anelka, sentant son remplacement imminent, pète les plombs. Avec un vocabulaire inaproprié, Anelka exprime tout haut, ce que beaucoup pensent tout bas. Mais a-t-il vraiment tenu les propos qui sont rapportés par l’Equipe ? D’après Saccomano et Verdez, il y a deux versions possibles :

Il aurait marmonné selon certains un sybillin : « Enculé de tes morts ». Il s’agit d’une expression employée dans les quartiers et qui vise à insulter l’ascendance de la personne. D’autres pensent que le joueur aurait dit : « Va te faire foutre avec ton système de merde. »

La personnalité complexe de Nicolas Anelka

Nicolas Anelka est en quelque sorte le mal aimé du football Français de ces dix dernières années. En 1998, il fait déjà partie des six joueurs qui assistent à la préparation des Bleus pour le mondial en France et qui sont exclus au dernier moment par le sélectionneur, Aimé Jacquet. Il garde en mémoire telle une trace indélébile les mots qu’Aimé Jacquet a prononcé pour lui annoncer sa décision : « Toi, je ne te prends pas, c’est normal. » Ba, Lamouchi, Djetou, Letizi et Laigle sont également congédiés par Aimé Jacquet à l’issue du stage à Clairefontaine. Dans le livre Anelka par Nicolas Anelka, l’attaquant de Chelsea confie également à propos de Raymond Domenech :

C’est le quatrième sélectionneur de l’équipe de France avec lequel je travaille. Malgré ce qu’on a pu dire, c’est avec lui que j’entretiens les meilleurs rapports. Jamais je n’ai eu de dialogues comme ça avant avec un entraîneur des Bleus. [...] Avec lui, je communique, j’échange. Il a compris que je n’étais pas un fouteur de merde! Je peux parler tranquillement, de tout et de rien, avec Domenech. Cela change de ses prédécesseurs. Il donne aussi des explications, éclaire le jeu de l’équipe. Je ne suis pas un de ses relais, mais il sait qu’il peut compter sur moi.

Après son exclusion de la Coupe du monde, Nicolas Anelka se serait amusé du fait, selon Le journal du Dimanche, d’être le seul noir expulsé vers la France!

Sartre écrivait : « L’essence des rapports entre les hommes n’est pas la communauté mais le conflit. » Et c’est plusieurs antagonismes qui ont fait couler le navire…

Y avait-il assez de place dans cette équipe de France pour Ribéry et Gourcuff ?

Il y a d’abord eu un conflit né des egos surdimensionnés et des jalousies entre joueurs qui se sont exacerbées. On reproche à Gourcuff de s’afficher à la une des magazines people. Aux yeux de certains, ce n’est pas un joueur de ballon mais un joueur de salon! Les échos de sa non réussite au Milan AC lui reviennent en pleine figure tel un boomerang, une tache impardonnable pour des joueurs qui se sont tous imposés dans de grands clubs étrangers!
Gourcuff parle bien, s’habille avec élégance, porte beau et intéresse le milieu de la mode. Certains de ses partenaires lui ont donc fait savoir que s’il avait signé plus de contrats pubs qu’eux, il ne toucherait pas plus de ballons qu’eux sur le terrain. Le meneur de jeu des Girondins de Bordeaux subit des inimitiés qui se traduisent par un ostracisme à son égard… Les moqueries de Ribéry auraient selon certains dépassé les bornes… Il y a réellement eu une pression psychologique exercée sur Gourcuff.

La publication dans la presse du clash entre Anelka et Domenech met en lumière la faillite morale de la FFF. En effet, cette dernière perd toute crédibilité aux yeux des joueurs dès lors qu’elle n’agit pas le jour même, mais réagit le lendemain suite à la divulgation des déclarations d’Anelka!

Le groupe des joueurs perçoit très mal les sanctions prises contre Nicolas Anelka et ils vont choisir la voie de la radicalisation pour trois raisons :
1°) Les joueurs savent que les propos qui ont été rapportés par l’Equipe ne sont pas exactement les mêmes que ceux qu’il a tenu
2°) Les joueurs donnent raison à leur coéquipier qui a attaqué sur le fond un système de fonctionnement qu’eux-même pourfendent depuis longtemps!
3°) Au moment où la rupture entre le staff et les joueurs est consommée, ces derniers craignent que Nicolas Anelka joue le rôle de bouc-émissaire et exonère Raymond Domenech de ses responsabilités dans ce naufrage en détournant l’attention de l’opinion publique sur lui…

Dans ce livre, Saccomano et Verdez nous rapportent à plusieurs reprises le traitement de défaveur dont Gourcuff a bénéficié. Ils font référence une nouvelle fois aux insultes humiliantes qu’un joueur aurait proféré contre le meneur de jeu Girondin. En fait, soit ils en ont trop dit, soit ils n’en ont pas assez dit. Car ils ne donnent pas d’exemples précis… Son coéquipier à Bordeaux, Allou Diarra aurait essayé d’intercéder en sa faveur, mais son rôle de remplaçant au sein du groupe ne lui donnait pas assez d’autorité…

Le climat était tellement délétère dans ce groupe, qu’Eric Cantona déclara sur France 2 : « C’est une bonne chose que finalement ils rentrent à la maison, parce que s’ils restaient une semaine de plus ils se mangeaient entre eux. On a évité le cannibalisme et c’est bien. »

Comment expliquer le silence des joueurs après la coupe du monde ?

On se souvient de Thierry Henry qui déclarait après la défaite des Bleus contre l’Afrique du Sud : « Ne vous en faites pas, je vais bientôt parler. »
Or, le grand déballage qui était annoncé n’a jamais eu lieu. Pourquoi un tel mutisme ?
Il existe deux explications. La première fait référence à un marché que Domenech aurait passé avec les joueurs avant de se séparer pour ne livrer aucun nom en patûre en échange de déclarations soft…

Mais Verdez et Saccomano relèvent également une deuxième explication beaucoup plus convaincante :

Laurent Blanc, nouveau sélectionneur national, aurait suggéré aux mutins de ne pas se livrer à un exercice de règlements de comptes par médias interposés. Il leur aurait fait comprendre que ce grand déballage allait les desservir et l’empêcherait de les reconvoquer rapidement chez les Bleus, si jamais il en avait l’intention.
Le roman noir des Bleus – Gilles Verdez et Eugène Saccomano page 79

En rencontrant les joueurs au Pezula Resort, Roselyne Bachelot leur a rappelé une phrase que Raphaël Ibanez avait inscrite sur le tableau des vestiaires avant un match de coupe du monde France – Nouvelle-Zélande en 2007 : « Comment voulez-vous qu’on se souvienne de vous ? »

Quelle a été la position de Thierry Henry ?

Les liens de Thierry Henry avec les leaders de la sédition sont avérés. Il a de nombreux points communs avec Patrice Evra. Tous les deux sont originaires de la région parisienne et de la ville des Ulis dans l’Essonne. Ils ont tous les deux débuté leur carrière professionnelle sous les couleurs de l’AS Monaco. Enfin, Evra a succédé à Henry dans le rôle de capitaine. D’autres liens tout aussi profonds existent entre Nicolas Anelka et Thierry Henry. Anelka est également originaire de la banlieue parisienne, de Trappes. Il a côtoyé très tôt Thierry Henry à l’INF Clairefontaine où une amitié est née entre les deux hommes qui ont appris à se respecter. Il faut également noter que Nicolas Anelka a aussi bénéficié du soutien de Florent Malouda, son partenaire à Chelsea qui avait d’ailleurs perdu sa place de titulaire contre l’Uruguay suite à une altercation avec Domenech.

Mais pour revenir à Thierry Henry, des rumeurs, véhiculées par Charles Villeneuve et Arsène Wenger, bien renseignés, rapportaient que Domenech n’avait pas voulu retenir Thierry Henry pour cette Coupe du monde. Il ne faisait pas partie des 23 joueurs que Domenech voulait convoquer. Mais grâce à l’existence d’un lobby pro-Henry, le sélectionneur serait in extremis revenu sur sa décision en proposant au joueur de Barcelone une place de strapontin dans cette Coupe du monde.

Après le fiasco des Bleus en Afrique du Sud, Henry aurait sollicité une entrevue avec Nicolas Sarkozy qu’il a rencontré dès sa descente de l’avion au Bourget. Qu’a-t-il dit au président de la République ?
En recevant les députés UMP le 30 Juin, le chef de l’Etat aurait confié : « J’ai reçu Thierry Henry car il est celui qui compte le plus de sélections et que c’est le meilleur buteur. Il est juste venu me voir pour me dire qu’il ne fallait pas jeter le bébé avec l’eau du bain. »

Bien qu’il ait été déchu de son brassard de capitaine et relégué sur le banc de touche, Thierry Henry n’est pas tout à fait resté neutre dans ce conflit en Afrique du Sud. Il aurait pu ramener les autres joueurs à la raison mais avait-il encore assez d’aura aux yeux de ses partenaires ? Il semblerait qu’en choisissant de ne pas choisir, Henry ait considéré qu’après lui ça pouvait être le déluge… S’il est resté en retrait, il ne faut pas perdre de vue ses liens avec les leaders de la rébellion : Gallas, Abidal (son coéquipier à Barcelone), Evra, Anelka ou Ribéry…
Cette coupe du monde aura donc été pour Thierry Henry son baroud de déshonneur!

Enfin, dernier détail qui ne trompera personne : les déclarations de Thierry Henry sur Canal +, dans l’interview de Denisot, sont un copié-collé des déclarations d’Eric Abidal sur les Ramblas de Barcelone ou de Patrice Evra. Ils ont tous les trois pratiqué la langue de bois et étouffé l’affaire. Tout s’est passé comme s’ils s’étaient concertés pour accorder leurs violons ensemble et jeter un voile supplémentaire sur les turpitudes des bleus en Afrique du Sud.

En conclusion de leur livre, Saccomano et Verdez mettent en exergue le rôle du pouvoir des cités qui s’est exprimé dans cette équipe de France à travers la voix d’Abidal, Gallas, Evra, Ribéry, Anelka et Malouda…

Ce sont tous des joueurs issus des quartiers imposant leur code et qui se reconnaissent dans la vie des cités. Mais en fait, deux clans se sont opposés et ont tiré l’équipe de France dans deux directions opposées : un axe Henry, Ribéry, Abidal, Malouda, Gallas, Anelka et Diaby s’est dégagé très tôt. Avant le match contre l’Uruguay deux évènements se sont télescopés qui ont marqué la rupture entre Domenech et son équipe. Les joueurs ont fait une véritable opération de lobbying pour rééquilibrer le milieu de terrain de l’équipe de France, le renforcer et le faire gagner en agressivité. En effet, tous ces joueurs (Ribéry, Gallas, Abidal, Anelka, Henry et Diaby) ont exhorté le sélectionneur à titulariser Abou Diaby qui avait montré de réelles capacités en matchs de préparations en ratissant de nombreux ballons. Mais le but ultime de cette opération était de reléguer Gourcuff sur le banc de touche. Diaby devenant titulaire, il fallait bien qu’un joueur fasse les frais de l’opération. Or une altercation a eu lieu entre Raymond Domenech et Florent Malouda qui a eu des conséquences inattendues. En effet, Diaby intégrant le groupe des titulaires pour jouer contre l’Uruguay, ce n’est pas Gourcuff qui a été mis sur la touche, mais Malouda!!! On comprend mieux la rancoeur de ce dernier à l’encontre de Raymond Domenech et son rôle au cours de la mutinerie…

Saccomano et Verdez rendent hommage à l’attitude modérée et intelligente de Sagna qui a participé à cette grève de l’entraînement malgré lui.

Le roman noir des Bleus, c’est la chronique d’une mort annoncée, car c’est surtout les mauvais résultats sportifs qui ont mis en exergue les antagonismes dans cette équipe. Et le mal est bien plus profond qu’on croit : il était latent depuis le début de l’année 2010.

Nicolas Anelka avait été pourtant le premier a tirer la sonnette d’alarme après le match désastreux de la France en amical contre l’Espagne : « On ne peut pas continuer comme ça, si rien ne change, on va à la catastrophe en Coupe du monde. »




Andrés Iniesta : la nouvelle anti-star!

13072010

Image de prévisualisation YouTube 

En battant les Pays-Bas 1-0 après prolongations, l’Espagne est entrée dans la légende du football. L’Espagne est la première équipe Européenne dans l’histoire de la coupe du monde à s’imposer en dehors de son continent.
L’Espagne est la première équipe à remporter la coupe du monde après avoir perdu son premier match (contre la Suisse 1-0).
L’Espagne est la première équipe dans l’histoire à remporter la coupe du monde en inscrivant 8 buts en 7 matchs. Elle a pourtant développé un football flambloyant et offensif.
Enfin, l’Espagne a disputé pour la première fois de son histoire une finale de coupe du monde et ce succès reste historique dans un pays qui n’avait jamais dépassé le stade des quarts de finales (exception faite de la coupe du monde en 1950, où elle s’était retrouvée dans une poule finale de quatre équipes et avait terminé 4ème).
L’Espagne est une terre de football comme le prouve les joutes de la Liga espagnole qui sont souvent relevées. Dans un pays où la langue officielle est le Castillan mais où l’on parle plusieurs langues, dont le Catalan, le Basque, le Valencien et le Galicien, le football est un moyen d’expression pour les identités régionales. Ainsi le Barça, est une équipe nationale aux yeux des Catalans qui s’identifient aux Blaugranas. On pourrait également citer l’Atletic de Bilbao dont la spécificité est de ne compter dans son effectif que des joueurs Basques! Depuis longtemps, de grandes rivalités entre le Barça et le Réal de Madrid ont miné les résultats de la sélection espagnole. Mais aujourd’hui, grâce à l’osmose entre des joueurs Catalans qui forment l’ossature de la Roja et les cadres du Réal (Sergio Ramos, Iker Casillas, Xabi Alonso, etc…), l’Espagne a atteint le toit du monde à l’issue de ce mondial en Afrique du Sud.

Dans cette équipe d’Espagne, il n’y a pas de stars mais deux joyaux que le monde entier lui envient : Andrés Iniesta et Xavi Hernandez. Ce sont des anti-stars par excellence. Ils sont tous les deux petits par la taille mais très grands par le talent. Xavi est un joueur qui fait avant tout jouer ses partenaires… C’est lui qui les met en valeur en jouant ce rôle de plaque tournante dans le milieu de terrain espagnol. Il sert de rampe de lancement aux attaquants dont Villa et Torres… Il a notamment délivré une passe décisive à Torres en finale de l’Euro 2008. Lors du sacre de l’Espagne au Championnat d’Europe des nations, il a été élu meilleur joueur du tournoi. C’est Xavi qui donne le tempo à cette équipe d’Espagne dont il est le métronome. Si la Furia Roja était une montre, Xavi en serait la pile. Pour vous résumer en un seul chiffre toute son influence dans le jeu espagnol, durant la finale du dernier Euro 2008, Xavi a parcouru 11 kilomètres 44! Un grand joueur ne fait pas une équipe à lui tout seul. Mais il dispose à ses côtés d’un autre joueur exceptionnel : Andrès Iniesta. Lui aussi est petit par la taille puisqu’il mesure 1,69 mètres (contre 1,70 mètres pour Xavi Hernandez). Mais ce sont toujours les plus petits diamants qui ont le plus de valeur. Iniesta est dans l’entrejeu de la Roja un véritable magicien qui apporte en outre toute sa pugnacité. Il n’abandonne jamais comme lors de la demi-finale de la champion’s league l’année dernière où dans les ultimes secondes il arrache la qualification à Stamford Bridge d’une frappe magistrale en pleine lucarne. C’était à la 93ème minute du match. Un gagnant ne lâche jamais et un lâcheur ne gagne jamais. Ainsi Iniesta a offert cette coupe du monde à l’Espagne en inscrivant le but victorieux contre les Pays-Bas dans les prolongations à la 116ème minute.

Xavi est donc un milieu récupérateur qui forme un duo exceptionnel dans l’entre-jeu espagnol avec Iniesta. Ce dernier est un joueur au profil beaucoup plus polyvalent. Il peut évoluer à de nombreux postes, même en attaque où il était préféré à Henry cette saison au Barça. Ces deux petits joueurs sont, dans le milieu de terrain espagnol, précis, précieux, pressés, pressants! 

On se rend compte à l’issue de cette coupe du monde, que Lionel Messi, sans ses deux distributeurs de caviar favoris que sont Xavi Hernandez et Iniesta, n’a plus la même réussite!
Ces deux joueurs d’exception, vifs et rapides apportent beaucoup de fluidité dans le jeu de leur équipe. L’Espagne a inscrit des buts tel un torréador plante des banderilles. Le surnom de David Villa, le buteur vedette de cette équipe est d’ailleurs « el matador ». Le jeu de l’Espagne s’est souvent caractérisé par une succession de passes dignes des plus grands torreros.

Ces deux joueurs ont remporté ensemble l’Euro 2008 et l’année 2008-2009 a été l’apogée de leur carrière car ils ont réalisé un sextuplé historique avec le Barça en remportant au cours de la même saison la Supercoupe d’Europe, la coupe du monde des clubs, la supercoupe d’Espagne, la coupe du Roi, le championnat d’Espagne et la champion’s league). Un proverbe chinois dit : « Quand tu es arrivé au sommet de la montagne, ce n’est pas fini. Continue de grimper, il y a encore le ciel et les étoiles à conquérir. » Et c’est une première étoile sur le maillot de leur équipe nationale que ces deux joueurs sont allés cueillir sur le toit du monde!

On regrettera le laxisme de Monsieur WEBB, l’arbitre de cette finale qui est responsable de la physionomie du match. En effet, en ne sanctionnant pas davantage les gestes d’anti-jeu, il a laissé la porte ouverte à tous les débordements. Face à leur maîtrise technique et collective, les espagnols ont essuyé les coups et les mauvais gestes de Néerlandais qui s’étaient transformés le temps de la finale en oranges mécaniques.

Si en 2006 un coup de tête de Zidane dans la poitrine de Materrazzi a valu à son auteur un carton rouge directement, en 2010, au cours de la finale de la coupe du monde, un coup de pied de De Jong qui plante ses crampons dans la poitrine de Xabi Alonso ne vaut qu’un carton jaune.

De Jong, en tout cas, méritait de devenir champion du monde de… Kung Foot! Comment les Pays-Bas sont-ils passés du football total dans les années 70 à l’antifootball au cours de cette finale ? Tout simplement à cause de l’arbitre qui a manqué d’autorité car il n’a pas voulu influencer le cours du match en sortant un carton rouge dès la première mi-temps. Mais leur piètre finale n’enlève rien aux talents individuels des joueurs Néerlandais. Dans cette équipe des Pays-Bas, il y a quatre milieux de terrains exceptionnels que leur sélectionneur a surnommé affectueusement le « Big Four ». Il s’agit de Van Der Vaart, Sneijder, Roben et Van Persie. Et on ne compte même pas Kuyt qui a fait une coupe du monde exceptionnelle en étant un rouage indispensable dans le jeu offensif de cette équipe! Il a apporté son abnégation car il a su mettre en valeur ses partenaires.

Le match des Pays-Bas contre le Brésil reste l’un des plus grands matchs de cette coupe du monde. Il était d’une grande intensité, et c’est presque sur un coup du sort, que les Pays-Bas ont pu renverser la tendance (une erreur de Melo, le milieu de la séléçao ou de Julio Cesar, le gardien de but Brésilien est responsable du but égalisateur alors que le Brésil avait le match en main).

Les Pays-Bas ont donc fait un très beau parcours dans cette coupe du monde et n’ont pas volé leur place en finale. Mais sur un seul match, ils semblaient dépassés devant la maîtrise technique et collective de la Furia Roja. Les anti-stars espagnols ont donc triomphé de l’anti-football pratiqué par leurs adversaires! Les joueurs Néerlandais pourront méditer longtemps ce proverbe japonais : « La honte n’est pas d’être inférieur à l’adversaire, c’est d’être inférieur à soi-même en n’ayant pas donné le meilleur. »




Quel est le secret de Paul le Poulpe ?

11072010

Image de prévisualisation YouTube

Le football est un sport qui se joue à 11 contre 11 et à la fin du match c’est Paul le Poulpe qui désigne le vainqueur… Le véritable héros de cette coupe du monde est le céphalopode ouest-allemand de l’aquarium d’Oberhausen qui a réussi à prédire jusqu’à maintenant l’issue de 7 matchs dans lesquels était impliquée l’équipe d’Allemagne. Statistiquement, la probabilité pour qu’il ait obtenu un sans faute était de 1 chance sur 128. En effet, il y a une chance sur deux par match. Or il a réussi à déterminer le vainqueur 7 fois d’affilée : 2*2*2*2*2*2*2 = 128.
Cette faible probabilité laisse rêveur.

Le rituel du pronostic de Paul est désormais bien établi : deux boîtes transparentes ornées des drapeaux des équipes concernées sont placées au fond de son bassin, dans l’aquarium du zoo d’Oberhausen. A l’issue d’une dizaine de minutes de tergiversations, la pieuvre a soulevé le couvercle de la boîte espagnole pour attraper la moule qui s’y trouvait. Quelques minutes plus tôt, elle avait choisie la boîte allemande pour la « petite finale ». Les observateurs patentés – et ils sont de plus en plus nombreux désormais sur le net – n’ont pas manqué de noter que la pieuvre a encore choisi les boîtes situées à droite, et les drapeaux comportant une dominante de rouge.

Quelle serait la martingale de Paul pour lui permettre un tel sans faute ? Est-ce que les dés ne sont pas un peu pipés au départ ? En effet, la probabilité de 1 chance sur 2 n’est valable que si c’est le hasard pur qui détermine les choix de Paul. Or tout porte à croire qu’il n’en est rien. En effet, sur 7 rencontres, il a choisi 5 fois le drapeau Allemand, qu’il avait déjà choisi en 2008 lors de l’Euro où il a connu son seul échec : la finale Espagne – Allemagne.
Donc il revient souvent vers les mêmes couleurs ce qui laisse à penser que la mémoire de cette pieuvre peut influencer ses oracles. Est-il possible qu’il ait associé les couleurs du drapeau Allemand à la nourriture qu’il obtient en récompense ? Est-il également possible que la manière dont on positionne la nourriture (en l’occurrence à droite) peut le porter davantage vers un drapeau que vers l’autre ?
Dans tous les cas, ce Poulpe a pronostiqué la défaite de l’Allemagne contre la Serbie et il a également anticipé la défaite contre l’Espagne. C’est d’ailleurs un joueur espagnol, Carles Puyol, dont la coiffure n’est pas sans rappeler Paul le Poulpe, qui a inscrit le but de la victoire… Donc ces conjectures n’expliquent pas tout car il n’a pas toujours choisi l’Allemagne!
Le mystère reste total.

Il est possible que derrière Paul le Poulpe se cache une intelligence humaine qui manipule cet animal de la même manière que Pavlov provoquait la salivation chez un chien. En effet, lorsque Pavlov remplissait la gamelle de son chien, il agitait une cloche, et ce dernier associait l’heure de son repas au bruit de la cloche et se mettait à saliver. C’est donc un stimulus externe et auditif qui provoque une action chez l’animal : la salivation. Une fois que Pavlov a développé ce réflexe chez l’animal, il s’est mis à agiter la cloche sans remplir la gamelle de son chien. Et ce dernier se mettait tout de même à saliver. Est-il possible que Paul développe le même réflexe Pavlovien en présence des couleurs du drapeau allemand ? A-t-il été conditionné par ses propriétaires et dans quel but ?
De la même manière, une histoire circule sur le web sur un paysan qui se vantait de posséder un cochon savant.
- Quoi?!?! Un cochon qui sait compter??!? lui répond son voisin. Arrête tes bêtises, tu sais très bien que ça ne sait pas compter, un cochon!!
- Si, si, je t’assure! Tiens, viens voir chez moi!… Viens, je te dis!
Les deux paysans vont voir le cochon.
Ils arrivent, et le paysan dit:
- Tiens, écoute ! 4 et 5?
Et là, il file un petit coup de pied au cochon:
- neufneufneuf….neuf!
- 2 et 7? (Un petit coup de pied!)
- neufneufneuf…, fait le cochon.
- C’est dingue, ça! dit l’autre
- 3 et 6? (le petit coup de pied)
- neufneufneufneufneuf…
- Ouais, mais attends! Il ne sait dire que NEUF ton cochon. C’est de l’arnaque!
- Naan, attends!… Ecoute: 4 et 4??
Et la, il décolle un « magistral » coup de pied dans le cochon qui fait:
- huuuiiittt, huuuuuuuiiiiiiiiit… huuuuuuuuuuuiiiiiiiiiiiiittttttt!!
Il est donc plausible que dans un souci d’attirer les visiteurs, les responsables de l’aquarium d’Oberhausen ait dressé l’animal pour s’orienter presque systématiquement vers le drapeau Allemand à l’heure de son repas.

Evidemment, la marge d’erreur s’est révélée providentielle… Mais imaginez l’extraordinaire publicité que ce céphalopode ferait pour l’aquarium d’Oberhausen si en plus de mettre tout le monde dans sa poche en préférant le drapeau Allemand, il obtenait un pourcentage de réussite proche des 100% ?
La pythie marine emportera sûrement son secret avant la prochaine coupe du monde car la durée de vie d’un tel animal est de 2 ans…

En attendant la finale de ce soir où il a désigné l’Espagne comme vainqueur, il est la véritable star de cette coupe du monde. Si la coupe du monde 2010 était un film, elle serait LA COULEUR POULPE, notamment parce qu’elle se déroule sur le continent Africain ou POULPE FICTION car son scénario a été jusqu’à maintenant écrit par un Poulpe qui pourrait bien après la finale réaliser le grand chelem (8 pronostics justes sur 8 soit statistiquement 1 chance sur 256!!!!!!) Ce Poulpe n’est pas mauvais du tout… même sans pesto!




Fichier PPS : Secret Story 4 est-il le nouveau buzz de l’été ?

9072010

secretstory4officialisel1.jpeg


Mettre le son avant d’ouvrir le fichier pps ci-joint :

Pour vous donner un avant-goût de cette émission qui défraye la chronique, n’oubliez pas de mettre le son avant d’ouvrir le fichier ci-dessous.

secretstoryiii.jpg Secret Story 3.pps

Claude Lelouche a défini le cinéma comme un art d’exhibitionnistes regardé par des voyeurs. Telle est la meilleure définition qu’on pourrait donner aux émissions de téléréalité qui à l’instar de Secret Story, Loft Story, La Ferme aux célébrités, L’île de la tentation, font florès sur nos écrans de télévision… Secret Story est une success story. Ce programme dont la quatrième saison démarre ce soir est sulfureux. Il déchaîne les passions et les foudres du CSA. Comme dirait Léon Zitrone, « Qu’on parle de moi en bien ou en mal, peu importe! L’essentiel, c’est qu’on parle de moi. » Les producteurs de Secret Story l’ont bien compris l’année dernière en franchissant un pallier supplémentaire dans l’exhibitionnisme. Les courriers de téléspectateurs hérissés ont dénoncé la vulgarité de Secret Story 3. En réponse à ces courriers, le CSA a sommé TF1 d’apposer pendant la diffusion de son émission la signalétique : « déconseillé aux moins de 10 ans ».

Cette émission de téléréalité a été suivie par 3,6 millions de téléspectateurs en moyenne le vendredi soir en deuxième partie de soirée et par 2,8 millions de téléspectateurs chaque jour à 18H15.

La production a donc flouté à l’écran les cigarettes et l’alcool consommés par les candidats à longueur de journée et masqué par un bip tout propos vulgaire. La quotidienne de cette émission a été suivie par la moitié des 4-14 ans qui étaient devant leur écran. Cette année, une salle spéciale sera aménagée afin de permettre aux candidats de prendre une pause cigarettes. On ne les verra donc plus fumer à l’antenne.

Le principe de cette émission de téléréalité est le suivant : on enferme dans une maison 16 candidats qui rentrent chacun avec un secret. Le but du jeu est de garder son secret tout en essayant de découvrir celui des autres habitants. Chaque semaine, deux candidats sont nominés par leurs co-locataires et l’un d’entre eux est éliminé par les votes du public. Quatre candidats ont intégré l’an passé clandestinement la maison des secrets dans une pièce cachée et ont donc partagé le secret d’être les intrus de la maison. Ils ont vu tout ce qu’il se passait dans la maison et l’un d’entre eux a même infiltré la maison des secrets dès le début du jeu. C’est ainsi qu’ils ont pu immédiatement démasquer Rachelle Legrain-Trapani, l’ex miss France, qui a intégré le jeu sous le pseudo de Rosa. Elle avait commis l’erreur rédhibitoire lors de son entrée en matière de se présenter aux autres habitants : « Rachelle… Rosa.» !

Cette année, tous les regards sont d’autant plus braqués sur Secret Story 4 en raison de la déprogrammation de l’émission « Trompe-moi si tu peux » qui était prévue sur la grille des programmes de M6. La chaîne a dû renoncé à cette émission qui devait pousser les limites de la téléréalité encore plus loin, suite à l’annonce du suicide d’un candidat, Jean-Pierre. Les gens s’interrogent sur l’impact d’une telle émission sur le geste du candidat.

Secret Story est devenu un programme de télévision totale qui a passé à la centrifugeuse les codes des feuilletons américains et les Talk Show de Jean-Luc Delarue. Le générique de l’émission n’est pas sans rappeler Charlie et ses drôles de dames (« Je leur ai confié une mission, garder leur secret pendant… »). De même que la voix off en fin d’émission évoque les Desperate Housewives ainsi que la musique de fond. Sans parler des secrets parfois lourds à porter par les candidats qui rappellent les émissions de Jean-Luc Delarue. En révélant leur secret, Secret Story offre donc la possibilité à certains candidats de réaliser une thérapie de groupe. Ce n’est pas un hasard si de nombreux candidats ont fait le bonheur de ça se discute sur des thèmes qui n’avaient parfois plus rien à voir avec la téléréalité. A titre d’exemple, John-David participait à une émission : « Hommes ou femmes, quels sont les meilleurs séducteurs ? ». Quentin est apparu également dans une autre émission dont le thème était : « Parents ados : y’a-t-il un âge pour devenir parent ? ». Enfin, Nathalie et Samantha qui participaient également à Secret Story II ont témoigné dans l’émission : « Quel est l’impact de la téléréalité sur la vie réelle ? ». Car la téléréalité est aussi un moyen de donner un coup de projecteur à certains candidats qui vont se servir du jeu pour faire entendre leur voix et défendre une cause. Le transexuel Erwann en est un bon exemple. De même que Samantha et Nathalie ont participé à Secret Story pour éprouver leur amour et représenter la communauté gay. Les vidéos des candidats au confessionnal nous rappellent qu’avec Secret Story, la religion cathodique est devenue le nouvel opium du peuple. La clef de la réussite de Secret Story est donc de faire croire au téléspectateur que sa télévision est devenue un trou de serrure à travers lequel il épie la vie de personnes réelles. Les candidats sont pris au piège de ce jeu à l’instar de Léo qui a craqué puisqu’il s’est rendu compte que loin de manipuler les autres, il était devenu, malgré lui, le pantin de la production. Car le jeu est extrêmement scénarisé et la voix est un acteur à part entière qui fait en sorte que le téléspectateur soit à chaque prime complètement bluffé ! L’an passé, Secret Story 3 a dépassé les bornes à plusieurs reprises :

- une bagarre a éclaté entre deux candidats (Léo a agressé physiquement François-Xavier)

- Romain a essayé de fuir la maison en enjambant la palissade (mais des gardes du corps l’ont retenu)

- Romain et Angie nous ont fait un remake de la scène de la piscine entre Jean-Edouard et Loana

- Romain a fait une demande en mariage très Hollywoodienne à Angie qu’il ne connaissait pas avant d’entrer dans le jeu… Aujourd’hui, un an après le jeu, Angie est toujours célibataire!

Les producteurs ont même poussé le vice jusqu’à rassembler à leur insu dans ce jeu de téléréalité deux filles qui ne se parlaient plus depuis 9 mois, qui se connaissaient depuis la maternelle et qui se considèraient comme les pires ennemies. Le jeu a révélé la nature très ambigüe de leur relation.

Les émissions de téléréalité peuvent-elles transformer des gens ordinaires en tortionnaires ? Il y a quelques mois, France 2, la chaîne du service public, a voulu se différencier des autres chaînes en dénonçant la télé poubelle dont les émissions de téléréalité sont le porte-drapeau. Dans cette perspective, France 2 nous a proposé fin mars, en première partie de soirée, un documentaire de Christophe Nic qui s’appuyait sur un jeu de téléréalité, Zone Xtrême, où des candidats ont servi malgré eux de cobayes. Cette fausse émission, Zone Xtrème, était inspirée du test de Stanley Milgram qui démontrait en 1963 la soumission des hommes à une autorité scientifique. Mais dans ce simulacre de jeu qui nous a été proposé par France 2, l’autorité de la télévision s’est substituée à l’autorité scientifique. Des candidats ordinaires pensaient participer au pilote d’une émission de téléréalité, mais en fait, ils servaient de cobayes à leur insu pour dénoncer à travers ce jeu les dérives de la téléréalité. Dans le test de Milgram des gens sont amenés à lire des associations de mots (Ciel-bleu, Animal-féroce, Vent-violent, etc…) à un autre candidat qui est attaché sur une chaise. En façade, le but d’une telle expérience est sensé démontrer que la punition permet aux hommes de développer leur mémoire de la même manière qu’un parent donne une fessée à son fils lorsqu’il commet une mauvaise action afin de corriger son comportement. Donc rapporté aux adultes, il s’agit de prouver que lorsqu’on envoie des décharges électriques de plus en plus fortes à un candidat, il doit mémoriser davantage les associations de mots. Cette expérience scientifique a donc été adaptée sous forme d’un jeu de télévision qui devait permettre aux participants de remporter une coquette somme d’argent. Au début, il s’agit d’abord de procéder à un tirage au sort pour déterminer qui pose les question et qui doit y répondre. Mais rien n’est laissé au hasard car les dés sont pipés et celui qui va répondre aux questions est déjà dans la confidence. Le principe du jeu est le suivant : un candidat pose les questions et l’autre est installé sur le fauteuil qui est relié par des cables électriques à une console. A chaque mauvaise réponse, il reçoit une décharge électrique de plus en plus forte que lui envoie le premier candidat. Ce qu’ignore ce dernier, c’est que son partenaire à qui il envoie malgré lui des décharges électriques de plus en plus fortes est un comédien et qu’il simule la souffrance. Les liens qui relient la console du premier candidat à la chaise du second sont factices. Le véritable but de cette expérience de psychologie sociale est de tester l’obéissance et la soumission des hommes à une autorité scientifique. En effet, lorsque le protocole scientifique l’exige, plus de 62.5% des candidats peuvent aller jusqu’à envoyer des décharges mortelles à leur partenaire. Cette expérience a été transposée dans le cadre d’un concept de télé réalité où les candidats qui servent de cobayes voient la réalité s’abolir dans un simulacre de jeu. Le public et le chauffeur de salles ainsi que les comédiens à qui on envoie les décharges électriques créent l’illusion que tout est vrai. Et 81% des candidats sont allés jusqu’au bout en obéissant à l’injonction de la présentatrice, Tania Young, qui leur intimait l’ordre d’envoyer des décharges électriques de plus en plus mortelles à d’autres candidats qui souffraient à l’agonie!
Certains hommes sont prêts à tuer père et mère pour passer à la télévision, France 2 a compris qu’il y avait un concept de jeu et nous a proposé en seconde partie de soirée un débat sur les dérives de la téléréalité.

C’est tout, pour le moment.




Les secrets d’un fiasco selon Jean-Michel Larqué

8072010

larqu.jpg

Comme l’a remarqué Guy Carlier, Jean-Michel Larqué souffre de schizophrénie car lorsqu’il est à l’antenne de TF1, il pratique la langue de bois. Mais lorsqu’il prend le micro de RMC, il devient une véritable langue de vipère.
C’est ce dernier aspect de sa personnalité que l’on retrouve dans son nouveau livre de 91 pages qui vise à nous expliquer les raisons d’un fiasco.
En fait, Jean-Michel Larqué ne fait que répéter ce qu’il a déjà écrit dans Vert de rage… Il ne crie pas avec les loups dans le sens où il était le chef de la meute bien avant le mondial mais que personne ne l’avait entendu à ce moment là.
Ce livre est bien écrit mais il s’inscrit dans le registre du pamphlet puisque Jean-Michel Larqué tient à régler ses comptes avec le sélectionneur de l’équipe de France, Raymond Domenech, le président de la Fédération Française, Jean-Pierre Escalettes, et les joueurs, dont il fustige le comportement indigne.
On apprécie la sincérité de ses critiques qui reflète une personnalité de perfectionniste. Jean-Michel Larqué a été l’homme d’un seul club, St Etienne, dont il a été le capitaine emblématique dans les années 70. C’était la grande époque des verts, et aujourd’hui, il a l’impression d’avoir vécu dans un monde parallèle tant les valeurs auxquelles il croit se perdent. De par sa personnalité, Jean-Michel Larqué est un éternel insatisfait car il compare toujours ce qui est à ce qui aurait dû être. Il traque les erreurs et on sent qu’il est méticuleux dans son travail et qu’il a le sens du détail. C’est ce qui a manqué au sélectionneur dont le job aurait été de consacrer davantage de temps pour scruter au microscope les performances de ses joueurs. Jean-Michel Larqué est également un idéaliste. Il est attaché à des valeurs qui se fondent sur le travail, le respect et l’excellence. On comprend mieux alors pourquoi la gestion calamiteuse de l’équipe de France a pu le faire sortir de ses gonds.
Je vous propose quelques passages croustillants de son livre… Malgré le titre prometteur, Jean-Michel Larqué n’est qu’un simple observateur extérieur de ce fiasco : il n’a donc aucune révélation fracassante à nous faire. S’il dénonce certains dysfonctionnements au niveau de la FFF, il ne fait qu’enfoncer des portes ouvertes. Evidemment, le principal reproche qu’on peut faire aux dirigeants de la FFF c’est d’avoir toujours privilégié la consanguinité au détriment des réelles compétences qui venaient de l’extérieur… Au passage, il rend hommage à Philippe Séquin chez qui il aurait vu un président de la FFF idéal… En tant que président de district, Jean-Michel Larqué représente le monde amateur. Il rappelle à juste titre que le monde amateur a une certaine légitimité au sein de la FFF car éthymologiquement, amateur est constitué du mot latin amare qui signifie « aimer ». Le Football amateur est donc composé de tous les bénévoles et les passionnés qui se dévouent chaque week-end au football. Mais il insiste pour que la FFF soit dirigé par des gens de la trempe d’un Fernand Sastre qui a eu des responsabilités au sein d’un ministère auparavant. Si l’équipe de France est la devanture de la FFF, ses 2 millions de licenciés en constituent l’arrière-boutique. Pour promouvoir le football, il est fondamental de redorer le blason de cette équipe de France et de mettre en place au sein de la FFF un réaggiornamento.

Mais revenons aux causes de l’échec….

A propos de la sélection de Henry, Jean-Michel Larqué est impitoyable dans son analyse car il estime que l’ancien capitaine des Bleus n’a plus sa place en équipe de France dès lors qu’il fait banquette au Barça :

Domenech est allé voir Henry à Barcelone avant la coupe du Monde pour qu’il accepte d’être remplaçant. Pour une seule raison : il voulait être l’un des rares joueurs de champ à avoir disputé quatre phases finales, à entrer à ce titre dans le Livre des records.[...] Quand j’entends, à ce moment-là, certains observateurs saluer le « courage » de Domenech d’avoir fait accepter à un garçon comme Henry d’être seulement remplaçant, je leur réponds : « Si Domenech avait fait correctement son travail, sans considération affective, il n’aurait pas sélectionné Thierry Henry, même pour cirer le banc! L’équipe de France, ce n’est pas la pension Mimosas… »
Les secrets d’un fiasco Pages 15 et 16

Concernant le staff de l’équipe de France, Jean-Michel Larqué est sans appel :

Hélas, Domenech et son staff, Bruno Martini, l’entraîneur des gardiens de but, et Patrice Grange son second, Pierre Mankowski et Alain Boghossian, entraîneurs adjoints, sont, à mon sens, des fainéants.
Les secrets d’un fiasco Page 16

Il décrit plus loin les méthodes de travail de Raymond Domenech :

On prend des joueurs qui ne sont pas en forme, on en fait jouer d’autres à une place qui n’est pas naturellement la leur. Au regard des compositions qu’il sort de son chapeau et de son coaching plus qu’aléatoire, tout amateur doit s’apercevoir que la compétence du sélectionneur est nulle. Domenech sait seulement qu’il lui faut onze joueurs sur le terrain et qu’il a le droit à trois changements. A la limite, les compositions retenues par le sélectionneur importent peu. Il suffit de les noter pour savoir que c’est exactement ce qu’il ne faut pas faire! Ne rien faire d’à peu près sensé est la marque de fabrique de Raymond Domenech et de son staff.
Les secrets d’un fiasco Page 18

Il remarque plus loin, que le fiasco de l’équipe de France était prévisible au regard des performances des bleus ces dernières années :

Ces quatre dernières années, à chaque rencontre jouée contre une équipe de leur niveau, ou légèrement inférieure, les Bleus sont passés à la trappe.
Les secrets d’un fiasco Page 18

Pour expliquer ce fiasco, il stigmatise déjà l’attitude de Jean-Pierre Escalettes qui, par ses prises de position, a affaibli l’autorité du sélectionneur auprès de ses joueurs :

En janvier, deux mois avant France-Espagne, Jean-Pierre Escalettes, le président de la FFF, est même allé jusqu’à lâcher quatre noms de successeurs éventuels de Raymond Domenech : Laurent Blanc, Didier Deschamps, Jean Tigana et Alain Boghossian. A mon avis, tous les profils qu’on lui proposait alors semblaient lui convenir. Je pense que si on lui avait soufflé le nom du portier de la FFF, il aurait dit : « Pourquoi pas ? » Il était déjà prêt à tout, sauf à garder Raymond Domenech. Lequel, dans ces conditions, commençait à perdre une partie de la base de son mode de fonctionnement. A partir du moment où il endossait les habits du futur ex sélectionneur, il allait dans le mur! Et le football avec.
Les secrets d’un fiasco Page 20

Selon Larqué, un sélectionneur ne peut pas avoir d’autorité sur ses joueurs s’il n’a pas un minimum de compétences :

D’habitude, ces joueurs, qui évoluent à Manchester, au Bayern et à Chelsea, ne bougent pourtant pas une oreille. Ils doivent certainement entretenir des rapports d’une toute autre qualité avec leurs entraîneurs en club, Alex Ferguson, Louis Van Gaal et Carlo Ancelotti. Sans parler des Bleus qui jouent ou ont joué sous l’autorité de José Mourinho ou Pepe Guardiola. Se retrouver coaché par Raymond Domenech n’équivaut même pas à la D2, mais plus à la première division du Cantal, avec tout le respect que j’ai pour elle….
Les secrets d’un fiasco Page 24

Il en vient ensuite à évoquer le stage de préparation des bleus à Tignes et l’ambiance dans le groupe que tout le monde décrivait comme conviviale :

Ce n’est pas parce que les joueurs rigolent aux blagues de carabin d’un Ribéry que je vais croire (gober!) que nous avons sous les yeux une équipe de football! J’y crois quand je la vois gagner en jouant bien! Or, sur le terrain, les Bleus n’ont fait que passer et repasser une infâme bouillie! Tignes était une carte postale de vacances.
Les secrets d’un fiasco Page 29

La préparation des bleus, n’a pas été digne d’un futur participant à la coupe du monde. Jean-Michel Larqué continue de fustiger leur préparation et précisément leur escale à Sousse.

Après le match contre le Costa-Rica à Lens (2-1, 26/5/2010), les Bleus se sont envolés pour Sousse, en Tunisie. Pourquoi cette station balnéaire à 150 kilomètres de Tunis ? Parce que l’hôtel est sympa et qu’il y a une belle piscine. En plus, les familles des joueurs sont présentes. Ils ont leurs femmes ou leurs compagnes (celles que l’on appelle les wags, en anglais pour wives and girlfriends) avec eux. Pendant 72 heures ça va être la fête du string plus que du ballon…
Les secrets d’un fiasco Page 32

En fait, il jette l’anathème sur un état d’esprit qui est à revoir. Au vue de l’indigence de leur préparation à cette coupe du monde, il définit le nouveau slogan de cette équipe :

C’est parce qu’ils n’ont pas assez et pas bien travaillé que les Bleus ont été « entraînés » dans une situation inimaginable, glauque et hallucinante. Oui, ces gens-là sont des ventilateurs. Mais pas des petits ventilos de poche. Eux brassent beaucoup d’air et à très grande puissance. Leur principal souci quotidien est de trouver comment être mieux payés en en faisant toujours moins. Cette équipe-là, c’est Travailler moins pour gagner plus, en quelque sorte.
Les secrets d’un fiasco Page 41

On sent que Jean-Michel Larqué est indigné car en tant que perfectionniste il croit beaucoup aux valeurs du travail, de l’effort, de l’abnégation. Il croit au mérite. Et devant tant de dilettantisme, il est outré…

La Fédération laisse faire car elle fonctionne comme la pire administration. Et encore, c’est être méchant pour les administrations françaises de dire ça.
Les secrets d’un fiasco Page 42

Même s’il apprécie Gérard Houiller dont il salue le palmarès, il ne peut s’empêcher de lui faire un reproche :

Quand le DTN, Gérard Houiller, déclare pendant le week-end noir des samedi et dimanche 19 et 20 juin : « Je suis contre la façon de fonctionner de Raymond Domenech qui depuis des années n’a aucun contact avec la DTN. », je considère qu’il aurait pu s’inquiéter plus tôt de savoir si le sélectionneur faisait ses 35 heures par semaine… Il aurait dû donner un avis plus pertinent sur le maintien de Domenech après l’Euro 2008.
Les secrets d’un fiasco Page 43

Et il enchaîne par une attaque en bel et due forme contre la FFF :

L’appareil de la Fédération, le board, est un repaire de feignasses qui considèrent avoir eu la chance inespérée d’arriver à ces postes de responsabilités et font tout pour y rester en passant entre les vagues
Les secrets d’un fiasco Page 44

Il jette ensuite l’opprobre sur l’ingratitude de Raymond Domenech envers Patrick Vieira :

En juillet 2008, après le fiasco de l’Euro, Domenech a beaucoup utilisé son téléphone. Il a demandé son soutien à Vieira qui s’est ouvertement déclaré en faveur du maintien de Raymond Domenech au poste de sélectionneur national. Moins de deux ans plus tard, Domenech est toujours sélectionneur, mais Vieira ne fait pas partie du voyage en Afrique du Sud. Présent sur le plateau de Canal +, il apprend en direct la mauvaise nouvelle en découvrant la liste des 30! Je ne dis pas au hasard que Domenech est un manipulateur. Il s’est servi de Vieira pour le jeter après…
Les secrets d’un fiasco Pages 48 et 49

Devant les journalistes, Raymond Domenech a fait preuve d’une grande suffisance car il a toujours refusé de voir l’insuffisance de son équipe :

Si même après la défaite contre les Bafana-Bafana, Raymond Domenech avoue avoir vu de bonnes choses, c’est qu’il est dans sa vérité, celle de l’incompétence!
Avant le match contre le Mexique, en conférence de presse, Domenech se retourne vers Patrice Evra pour lui demander : « C’est bien le Mexique que nous rencontrons demain? » [...] A Tignes, quand un journaliste demande des nouvelles des maux de ventre et du mollet de Gallas, Domenech répond : « Et la tête, Alouette! », c’est encore une plaisanterie à deux balles du sélectionneur. Il est dans un autre monde.
Les secrets d’un fiasco Page 50

Tout homme qui a du pouvoir est porté à en abuser. Tel est le cas de Domenech dont Larqué dénonce le mode de fonctionnement digne d’un petit despote :

A partir du moment où Domenech dispose d’un minimum de pouvoir, son système de fonctionnement est invariablement le même : humiliation et terreur. Mais en plus, c’est un trouillard de première. Lorsqu’il était en activité (et j’ai joué contre lui), on l’a décrit comme un joueur violent, mais je l’ai vu plusieurs fois se dégonfler sur un terrain. Il est fort avec les faibles et faible avec les forts.
Les secrets d’un fiasco Page 51

Il tourne en dérision la création du Club France :

Le Club France, censé chapeauter l’équipe de France, ne représente rien dans la réalité! « Un sparadrap sur une jambe de bois », confiait Frédéric Thiriez, le président de la LFP, samedi 26 juin à l’Equipe. Il n’a même pas été consulté quand la FFF a décidé d’exclure Anelka, c’est dire… C’est une coquille vide.
Les secrets d’un fiasco Page 61

Jean-Michel Larqué déverse son courroux contre les joueurs de l’équipe de France et leur sélectionneur qui ont véhiculé une mauvaise image du football Français au monde entier :

Il y a une telle fracture entre ce que j’ai vécu moi et ces gens-là. Nous sommes dans des mondes parallèles et très différents. Je n’ai aucun rapport ni point commun avec eux. Je ne peux pas avoir honte de leur comportement. Ce serait donner trop d’importance à ces goujats, au titre desquels figurent Domenech, Evra, Anelka ou Ribéry. Raymond Domenech a mis un point final à sa goujaterie en ne serrant pas la main de Carlos Peirrera, le sélectionneur des Bafana, à l’issue du match contre l’Afrique du Sud, devant des millions de téléspectateurs à travers le monde! Il a donné l’image d’une France orgueilleuse, humiliante et pédante.
Les secrets d’un fiasco Page 65

Car les Français présents à la coupe du monde en Afrique du Sud faisaient figure d’ambassadeurs aux yeux du monde! Il évoque ensuite les primes auxquelles les joueurs ont fini par renoncer :

C’est la moindre des choses que les joueurs aient renoncé (ou aient dû renoncer) à toute prime à l’issue de cette campagne calamiteuse! Comment la FFF, qui vient d’être roulée dans la farine, pouvait-elle verser aux joueurs la moindre somme d’argent ? Imaginez-vous le président Escalettes signer un gros chèque en faveur de M. Patrice Evra, sous la dénomination droit à l’image ?
Les secrets d’un fiasco Page 68

Jean-Michel Larqué est beaucoup plus vert de rage dans ce livre qu’il ne l’était dans le précédent car il continue de fustiger l’attitude des joueurs :

Ce sont des parvenus, mal élevés, qui considèrent que tout leur est dû. Songer que Ribéry s’invite (s’incruste!), en tongs à Téléfoot le dimanche 20 juin pour parler avec David Astorga, l’homme de terrain de TF1 auquel William Gallas a gracieusement fait un doigt d’honneur en quittant la pelouse après le match France-Mexique… Sans vergogne, sans aucune conscience, sans aucune excuse! Pour qui Ribéry se prend-il ? Comme dit Just Fontaine, « A force de dire que Ribéry était le cerveau de l’équipe de France, il l’a cru. »
Les secrets d’un fiasco Pages 69

Il poursuit plus loin :

Je ne devrais pas m’en rendre malade, mais, sur place, en Afrique du Sud, je m’aperçois que les Bleus sont considérés comme des clowns. Il ne leur manque qu’un chapeau pointu et une langue de belle-mère pour que la panoplie soit complète.
Les secrets d’un fiasco Page 72

A propos du dernier match, Larqué remarque :

C’était la première fois qu’à l’occasion d’un match de coupe du Monde, les joueurs d’une équipe étaient hués. Les vuvuzelas ont peut-être empêché les téléspectateurs français de bien entendre cela, mais j’étais au bord du terrain, moi. J’avais le sentiment que le stade s’en prenait à des criminels, des traîtres, des sauvages. Il s’agissait des Bleus. [...] Ces goujats, malgré les actes de contrition publique qu’ils ont vaguement commencé à faire dans les médias le week-end suivant l’élimination, se moquent du spectacle désolant qu’ils ont donné et de ses conséquences, comme de leur premier protège-tibia!
Les secrets d’un fiasco Pages 74 et 75

Enfin pour finir, il note juste à propos de la nomination de Boghossian dans le staff des Bleus :

L’arrivée d’Alain Boghossian pour calmer les champions du Monde de 98 fut un emplâtre sur une jambe de bois.
Les secrets d’un fiasco Page 90

Les secrets d’un fiasco Jean-Michel Larqué (aux éditions du Toucan)




Fichier PPS : génériques des émissions TV des années 80

8072010


Mettre le son avant d’ouvrir le fichier ci-joint :

La nostalgie c’est le bonheur d’être triste. Ce fichier pps s’adresse à tous les nostalgiques des émissions TV des années 80.

gnriquesdesriestv5.jpg générique des émissions TV des années 80.pps




Fichier pps : un diaporama sur Diego Maradona

1072010


Mettre le son avant d’ouvrir le fichier PowerPoint ci-joint :

Quel est le meilleur joueur de football de tous les temps ? Certains pensent que c’est Pelé puisque le Sunday Times avait titré en 1970 : « Comment épelez-vous Pelé ? D-I-E-U. » D’autres pensent que c’est Diego Armando Maradona. Si Maradona remportait le mondial avec l’Argentine cette année, il rentrerait dans le cercle très fermé des entraîneurs qui ont gagné la coupe du monde à la fois comme joueur et comme sélectionneur. Son nom serait cité avec ceux de Beckenbauer et de Zagallo.

Fichier pps : un diaporama sur Diego Maradona dans Fichiers pps dieudufoot1.vignette diegomaradona.pps







Secret Life of a teenager |
le cinématographe |
liensdefilms |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Un Cinéphage
| Mon ciné à moi
| FESTIVAL DE CANNES 2010